¿Hola que tal? 2006-05-15
Bonjour à tous,

C'est une joie pour moi, en ce matin du 15 mai, de prendre ces quelques minutes pour vous donner quelques nouvelles qui sont bonnes.

J'espère que vous allez tous bien. Bienvenue à tous ceux qui, pour la première fois, entrent en contact avec Mission El Salvador.

Ici, pour moi, tout va bien. Le mois de mai est un mois bien rempli. Cette semaine par exemple, du mardi au samedi, j'irai dans un village. Jeudi, j'irai a El Socorro. C'est leur fête patronale. Je vous avoue que cela me plaît vraiment. Je suis heureux de faire tout cela pour faire avancer le règne de Dieu.

Le 25 mai, Monseigneur Alas viendra nous visiter. Nous le recevrons avec joie et des applaudissements. Il devait venir le 24, mais il a dû changer de date.

Le 24 mai, fête de Marie Auxiliatrice. Ce soir-là, ce seront des enfants qui diront le chapelet. Ce sont des enfants qui travailleront dans les ateliers de couture et de cordonnerie et qui feront partie d'un petit groupe de prières que nous commencerons après le 24 mai. De même, tous les ateliers commenceront le 26 mai.

Il est possible que je reçoive de l'aide de la part du maire. Je suis allé le voir et je lui ai raconté que les ateliers aideraient beaucoup de jeunes de Citalá et je me demandais, étant donné que cela aidera à la communauté de Citalá, si lui, comme maire, pourrait nous aider. Je lui disais que peut-être, il pourrait nous aider en nous donnant du matériel. Il m'a dit qu'il allait faire mieux que cela. J'attends la réponse ces jours-ci. Mais je ne vous le dis pas. Vous devrez revenir continuellement sur le site pour savoir comment Dieu est bon et qu'il met toujours les personnes que nous avons besoin sur notre route. Cela je n'en douterai jamais, c'est un cadeau de notre bonne Mère Marie Auxiliatrice. J'ai vraiment hâte de vous le dire.

Je vous laisse et je vous bénis et je bénis toutes les personnes que vous portez dans votre coeur au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Amen

Priez pour moi et pour ma paroisse.

Réjean ptre

N.B. Rappelez-vous, quand vous recevez la bénédiction d'un prêtre, c'est Jésus qui vient vous bénir. Et si on y croit vraiment, il peut avoir guérison physique et intérieure, parce que c'est Jésus qui impose les mains.

¿ Hola Que tal ? 2006-05-08
Bonjour à tous,
J'espère que vous allez bien! Ce matin, je me suis levé plus tard. Je suis parti de la maison à 6:30 pour me rendre à San Salvador. J'ai fait la grosse vie. Normalement à cette heure-là, je suis en train de déjeuner chez Mister Donut.

En arrivant à Apopa, il y avait vraiment trop de traffic. J'ai décidé de déjeuner chez Mister Donut, mais à Apopa qui est à 12 kilomètres de San Salvador.

Je suis passé à un endroit où je n'avais jamais osé, à cause du coin qui est très dangereux. Mais, je voulais m'informer où je pouvais acheter une machine à coudre pour souliers.

Je suis allé parker au Metro Sur, et j'ai demandé à un taxi de m'y conduire. Mais. un gardien du stationnement m'a vu et il m'a dit que je n'avais pas le droit de quitter le terrain et laisser le Pick up là. Je lui ai demandé la permission pour une demi-heure et il a accepté, mais je devrai lui montrer des factures de ce que j'ai acheté ici.

J'ai vu une machine à coudre pour soulier à 506.00$ u.s. Le monsieur m'a dit qu'il me la laisserait à 450.00$us. Alors, je vais aller à la banque après cette lettre et j'achèterai cette machine à coudre.

Pour ce qui est du cuir, je vais attendre de trouver le cordonnier pour acheter le cuir.

Je vous parlerai des merveilles que le Seigneur fait dans ma prochaine lettre circulaire.

Je vous parlerai de..., non, je ne vous le dis pas tout de suite. Patience!


Je vous laisse et je vous bénis.

Réjean ptre

Alleluia, Cristo a Ressucitado 2006-04-24
San Salvador
le 24 avril 2006

Bonjour,

Il me fait plaisir de prendre ces quelques minutes pour vous donner quelques nouvelles qui sont bonnes.

Samedi dernier, nous avons eu la noche Ranchera. La salle était pleine. il y avait au moins 150 personnes. Les gens ont été contents. Le dimanche, c'est ce même groupe qui a chanté la messe. Nous allons trois ou 4 fois par année faire des activités semblables afin de réunir les gens de Citalá.

Aujourd'hui, je suis à San Salvador. Dans quelques minutes, j'irai m'informer pour les machines à coudre. Bien possible que j'achète les trois aujourd'hui. C'est à suivre.

Je vais vous raconter quelques choses de beau, que je répéterai dans la prochaine lettre circulaire.

Un jeune de 13 ans qui s'appelle José, est venu avec moi à La Palma, il y a deux semaines. Il n'était pas rendu à La Palma qu'il a vomi dans l'auto et sur lui-même. Quelques jours après, j'invitais 6 jeunes qui sont dans la chorale et dont trois sont en train d'apprendre à jouer de la guitare à venir à San Salvador avec moi. La veille du départ, ils sont venus au presbytère et devant Marie-Auxiliatrice, nous avons dit une dizaine de chapelet pour demander à Marie de nous protéger. Je leur ai raconté que si nous demandons quelque chose à Marie avec foi, c'est sûr qu'elle nous écoute. Et je leur ai raconté l'histoire de Coki qui avait demandé à Marie Auxiliatrice de ne pas être malade parce qu'il venait avec moi le lendemain à San Salvador.

Alors, ce soir-là, chaque enfant a donné une intention de prières. José a demandé à Marie de ne pas être malade le lendemain. Avant de partir, sa mère lui a donné une pilule. Mais en revenant, il n'avait pas de pilule et il n'a pas été malade. Je lui ai dit que j'étais content parce que Marie l'avait écouté.

Hier, après la messe de 8 heures, je suis allé célébrer la messe à la Laguneta. C'est à 15 kilomètres de Citalá. Plusieurs jeunes sont venus avec moi et José aussi. En revenant, je lui ai demandé s'il avait pris une pilule. Il m'a dit "non". Je lui ai rappelé encore une fois qu'il était aimé de Marie. Il m'a dit: "la semaine dernière, je suis allé avec ma mère à San Salvador (100 km) et je n'ai pas pris aucune pilule et je n'ai pas été malade. Il était heureux de me conter cela. C'est un fait que Marie écoute nos prières quand nous lui demandons quelque chose avec foi. Je tenais à vous conter ce miracle de Marie. Don Bosco disait: "parle de Marie, fais-la connaitre, fais-là aimer et tu ne pourras plus compter les miracles qu'elle fera. Quelle joie pour moi de faire connaître Marie-Auxiliatrice.

Alors c'est une joie pour moi en terminant de demander à Marie pour chacun de nous qu'elle augmente notre amour pour Jésus. C'est une joie pour moi de vous bénir au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Amen

Unions de prières, Réjean ptre

Dernière nouvelle 2006-04-19
Bonjour à tous,

D'abord un gros merci pour consulter le site de "Mission El Salvador", j'espère que vous allez tous bien et que la santé est bonne. Ici pour moi, tout va bien.

J'ai passé une belle Semaine Sainte. Une première comme curé.

J'avais assisté à plusieurs Semaines Saintes comme laïc à Citalá. Je trouvais cela presque insupportable de voir comment les gens se comportaient. On leur demandait de marcher en file et de ne pas parler, mais personne n'écoutait. J'avoue que j'appréhendais cela.

Le dimanche des rameaux, ce fut la même chose. Les gens parlaient et quand ils sont rentrés dans l'église ça rentrait en courant et en parlant. Cela j'ai beaucoup de difficulté à l'accepter.

Le jeudi saint, je suis allé à la messe chrismale à Chalatenango et, le soir à 5:30 p.m., nous avons eu la messe de la Sainte Cène avec le lavement des pieds de 12 enfants d'une douzaine d'années.

Après la messe le Saint-Sacrement a été exposé jusqu'à 11 heures, et ce fut la procession du silence.

Le vendredi saint, j'ai acheté plusieurs mètres de cable et je me suis dit que j'en mettrais un en avant et l'autre en arrière, de chaque côté de la rue, comme cela les gens devront faire la file.

Avant de débuter la procession, je leur ai dit de garder la file. Les acolytes étaient en avant et marchaient, un petit groupe complètement à droite et l'autre complètement à gauche. Je leur ai dit de garder la file, de ne pas parler et que nous devions marcher par amour pour Jésus. Je leur ai dit que j'avais acheté deux cables et que si c'était nécessaire je m'en servirais.

Imaginez-vous, et vous le verrez sur un vidéo que quelqu'un va me donner, les gens ont fait la file et les cables n'ont pas servi. Si vous aviez vu la grande file de gens. C'était beau! Nous avions de bons haut-parleurs et le son était bon. Le chemin de croix a duré deux heures et demi, parce que nous avons fait le tour du village.

Le samedi saint, il y a eu la bénédiction du feu à l'extérieur. J'avais un autre problème, comment faire entrer le monde en silence et sans courir. Comment faire sortir le monde pour la bénédiction du feu. J'ai laissé l'église fermée jusqu'à 9 heures. Alors, il y avait personne dans l'église. Quand ce fut le temps d'entrer dans l'église, nous n'avons ouvert qu'une porte et trois acolytes étaient dans chaque rangée et les gens n'avaient pas le choix de les suivre, car ils ne pouvaient pas passer en avant.

En plus, toutes les cérémonies ont commencé à l'heure. Les autres années, les processions commençaient jusqu'à une heure plus tard. Quand arrivait l'heure et que je voyais que ceux qui s'occupaient du son n'étaient pas là, je sortais moi-même le son et je faisais ce que je pouvais, mais nous commencions à l'heure. Il y a eu une procession où je n'ai pas pu préparer le son, ça ne fonctionnait pas. Alors, nous sommes partis sans le son. Quand les responsables sont arrivés, ils se sont rendus compte qu'ils étaient en retard, et on les a vus arriver en courant avec le système du son.

Les gens commencent à parler de ces jours saints. Ils disent qu'ils n'ont jamais vu une semaine sainte avec autant d'ordre et autant de ponctualité. Les gens ont semblé contents.
Pour ma part, depuis le 7 avril, et cela jusqu'à hier le 18, j'ai toujours eu de la visite. Aujourd'hui, je suis seul et je suis content de retrouver la solitude. Cela me permet de faire ce que je n'ai pas eu le temps de faire avant: écrire, lire etc...

Bon, je vous laisse et c'est une joie pour moi de bénir tous ceux qui consultent le site de Misson El salvador.

Je bénis toutes les personnes que vous portez dans votre coeur au nom du Père, du Fils et du Saint- Esprit. Amen.

Dernières nouvelles d'un nouveau curé 2006-04-02
Vous pouvez maintenant lire la dernière lettre de l'abbé Réjean datée du mois avril 2006, en allant dans la section "Lettres de Réjean".

Bonne lecture!

Un bonjour de San Salvador 2006-03-13
Bonjour tout le monde,

J’espère que vous allez tous bien et que la santé ne chancelle pas trop. Moi, de ce temps-ci, je chancelle un peu.

Jeudi dernier, j'allais à la quincaillerie, je marchais, si je puis dire ainsi, la tête dans les nuages, car en une seconde, j'ai prit une débarque en pleine face, je me suis raflé le bras, mais le pire c'est le genoux qui me donnais déjà des problèmes. Il m'a poussé une petite bosse, en faisant des efforts, je marche et cela ne parait pas. Le lendemain, j'allais dans un village, et je devais marcher pas mal. Je me demandais si je pourrais y aller. La meilleure façon de le savoir, me disais-je, était d'y aller. J'y suis allé, cela n'a pas été si pire puisque je ne suis pas trop un plaignant.

Dimanche le 19, je dois aller dans un village: San José el Terrero car c'est la fête patronale de San José. Je marcherai pendant une heure 30 minutes en descendant, mais il faudra remonter après. Mais je crois et je le fais. Si je le fais par amour pour Jésus et pour la conversion de ma paroisse, le mal ne se sent pas trop.

Demain et mercredi, je n'aurai pas de visite dans les villages. Alors, je profiterai pour faire du ménage dans trois chambres qui servent de dépôt que je pourrais nommer déchet. On garde tout depuis des années, alors je veux jeter ce qui ne sert pas pour nous ni pour les autres.

Jeudi, c'est le jeudi Eucharistique, Il y a la messe ce matin-là à 9 heures et l'exposition du Saint-Sacrement jusqu'à 6 heures le soir.

Les mardi, mercredi et vendredi la messe est à 6:30 heures p.m. et le samedi la messe est à 6 heures du matin.

Le dimanche, je célèbre la messe à Citalá à 8 heures et je vais dans un village pour célébrer la messe à 11 heures. J'en reparlerai dans ma prochaine lettre circulaire bientôt.

Je peux vous dire que je suis heureux à Citalá. Être curé, cela donne plus de travail que d'être vicaire, mais je vous assure que cela ne me pèse pas, au contraire, je suis heureux comme un poisson dans l'air et comme un oiseau dans l'eau.

Je vous laisse et je vous bénis de tout coeur, Réjean ptre

N.B. Mon adresse est: Padre Ernesto Lachance
Casa Parroquial
Citalá, Chalatenango
El Salvador C.A.

Tel et FAX : (503) 2335-9486

Bonjour à tous 2006-03-13
Bonjour,

Il me fait plaisir de prendre ces quelques instants pour vous donner quelques nouvelles. J'espère que vous allez tous bien et que la santé est bonne.

Ici, c'est un jeune vieux curé qui vous parle . Hier, j'ai fêté nom premier mois de curé. Très souvent quand je vais dans un village, je suis ému à la pensée que ce sont mes paroissiens et que je suis leur pasteur. Je sens que je les aime et je demande toujours au Seigneur avant de faire l'homélie de me dire ce que les gens dans le fond de leur coeur ont besoin d'entendre, autrement dit, ce que Dieu veut que je leur dise. Je sens que je suis exigeant pour eux, mais je sais que c'est parce que je les aime et que je veux que nous grandissions ensemble.

A Citalá, il y a pas mal de changement, les gens les ont accepté facilement. Ils sentent que c'est pour leur bien. Je vais vous donner un exemple: ici, je ne sais pas pourquoi c'est si difficile de garder le silence dans l'église avant la messe. On se croirait dans une salle paroissiale. Il y a des gens qui se plaignaient mais n'osaient rien dire. Depuis mon arrivée, je demande aux gens de garder le silence, mais je leur explique l'importance, alors peu à peu, ça commence à changer.

Je crois que les gens sont contents, parce qu'ils ont la messe tous les jours. Avant il n'y avait que deux messes par semaines. Je ferai le tour de tous les villages dans le mois. Avant, il y avait une messe à tous les deux mois. En plus, je vais aussi dans un village différent à chaque dimanche.

Je vous demande de me porter dans la prière s'il vous plaît. De mon côté, je prie pour vous et je vous bénis.
Réjean ptre

Calendrier 2006 2006-02-21
Pour ceux qui n'ont pas eu la chance de se procurer notre calendrier 2006 qui n'est maintenant plus disponible, il est désormais possible de le télécharger pour le visionner et/ou le faire imprimer. Vous n'avez qu'à cliquer ici. Le calendrier est en format PDF et il fait 1,13 Mo. Vous pouvez aussi aller à la section Multimédia.

Date de l'intronisation de l'abbé Réjean à Citalá 2006-02-08
Bonjour,

Hier dimanche, je suis allé avec Monseigneur Alas à Citalá. Nous sommes arrivés 15 minutes plus tard. Les gens nous attendaient.

A l'homélie, Monseigneur a annoncé qu'il me nommerait curé à Citalá. Les gens ont applaudi après un temps de silence. Je crois qu'ils ne réalisaient pas ce qui se passait. Après la messe, Monseigneur a réuni tous les agents de pastoral et on les a écouté.

Les gens avaient peur. Citalá, depuis plus de 90 ans, a été servi par des Franciscains. Ils disaient que la paroisse est Franciscaine, et maintenant, il viendra un prêtre diocésain.
Monseigneur leur a expliqué qu'on ne venait pas changer la spiritualité du village mais pour donner un meilleur service. Les gens avaient peur qu'il y ait un changement radical, mais dans le fond, ils sont bien contents.

Le Padre Ildefonso était ému, parce que quand je suis arrivé à Citalá en 1994, c'était lui qui était curé. Alors, il connaît bien les gens et les gens le connaissent.

Mercredi, j’irai à Citalá pour emmener quelques affaires. Jeudi, je serai avec le Padre Ildefonso pour voir le plan pastoral de cette année.
Vendredi, j'emmènerai le reste à Citalá et je coucherai là. Je prendrai possession de la paroisse à la messe de 9 heures dimanche le 12 février 2006.

Pour l'instant, je ne suis pas encore curé, je suis nommé curé seulement. Je serai curé à la messe quand Monseigneur lira l'acte de « Toma de possession ».

Voilà, vous avec un devoir de prier pour moi afin que je sois le prêtre que le peuple a besoin

Je vous laisse et je vous bénis. Réjean ptre

Voyage de mon neveu au El Salvador 2006-01-18
Bonjour à tous.
Me revoilà seul au El Salvador. Mon neveu Christian est reparti pour le Québec. Mais je veux vous faire part de ce qu'il a écrit la veille de son départ le 14 janvier. BONNE LECTURE


Vendredi, 13 Jan 2006 18:37:29 -0500

Bonjour!

Eh bien voilà que s'achève tranquillement mon dernier jour complet au Salvador... Je prends l'avion demain à 14h40 en direction de Miami, où je prendrai ma correspondance, pour arriver finalement à Montréal vers 23h40. C'est la fin!

Depuis deux jours, je me sens particulièrement déchiré... Autant j'ai hâte de retrouver ma vie normale, ma blonde, ma famille et mes amis, autant
je suis triste de quitter les gens que j'ai connu et ce pays avec tant de choses à découvrir... Pour le froid et la neige, je ne sais pas trop si j'ai hâte ou non. Pour l'instant, je crève de chaleur et j'ai un coup de soleil dans le dos! Pis à part ça, la température que j'ai vu sur météomédia semble plutôt douce... Un beau 6 degré celcius. Vous êtes gras dur!

Les derniers moments, je les vis pleinement! Je prends le temps de me tenir un peu à l'écart et d'observer les gens et les lieux pour tout imprimer dans ma mémoire. Comme je fais un peu plus parti du décor maintenant, je peux être plus discret et de prendre des photos mentales de tout ce qui m'entoure. J'en reviens pas que ça se termine. Déjà? Enfin?Surtout déjà... Parfois, j'ai trouvé le temps long et maintenant, il file comme une coquerelle qu'on éclaire avec une flashlight! Je n'arrive pas à me convaincre que ce monde va continuer d'exister quand je serai parti... On dirait que dans ma tête, tout le monde va retourner chez eux pour enfin prendre une bonne douche chaude. Pourtant, c'est bel et bien leur vie, jour après jour!

En un mois, on peut vraiment connaître des gens qui nous marqueront pour toujours. Hier, je regardais des visages en sachant que je ne les reverrais peut-être jamais. Ça vient vite aux yeux ça des larmes!

Heureusement, je ne me suis compromis devant personne Une bonne gorgée d'eau et les larmes retournent discrètement d'où elles viennent. Bon, je sais qu'il n'y a aucune honte à brailler, mais je trouve personnellement que je manque de style quand ça m'arrive, alors je me retiens...

Au début de mon voyage, je pensais à ce qui me manquait du Québec. Maintenant, je pense à ce qui manquera du Salvador... Mes amis, mon oncle, le soleil, les montagnes, les rivières, Kiki la souris qui vit sous mon lit... mais surtout, c'est la chaleur des gens de ce pays qui me manquera.

Snif!

Voici un rapide résumé de ma dernière semaine :

Lundi : Départ à 5h. Mission : Ascension de El Pital... Près de 3000 mètres! En un mot : Majestueusement fantastique (Ah shit... deux mots). Les paysages sont à couper le souflle au point d'en devenir bleu. Chaque détour de la promenade me réservait un nouveau fond d'écran!! En prime, il y avait un restaurant où le menu du matin comportait des toasts avec un bon café... Des toasts et un bon café... J'en reviens pas encore!

Mardi : Départ à 5h pour une visite de la ville de San Salvador. Mon oncle et moi avons amené 3 jeunes d'environ 13 ans qui ne sortent pratiquement jamais de leur petit village de San Miguel de Mercedes. Nous sommes aller dans un grand centre commercial tout-à-fait comparable avec les nôtres. Plusieurs boutiques et restaurants sont d'ailleurs les même que chez
nous (aahh les amaricains... y sont partout). Les jeunes ont trippé sur les escaliers roulants et l'ascenceur qu'ils prenaient pour la première fois de leurs vies. Nous les avons amené dans une grande arcade avec un budget très respectables. C'était des jeux-vidéos auquels je jouais moi-même il y a 10-12 ans, mais pour eux c'était nouveau. On a aussi fait du go-kart... Comme je suis le plus expérimenté (mais surtout le plus gros), j'ai eu droit à la machine la plus performante. Ils ont mangé ma poussière On a bien rigolé! Finalement, et toujours pour la première fois de leurs vies, nous sommes allés au cinéma! Quelle journée pour ces enfant!!

Mercredi : Ce soir là, j'ai dormi dans la petite habitation près de l'église de San Miguel... C'est l'fun comme endroit... C'est vraiment un p'tit village de campagne. Il y a une cours avec un hamac, une douche et une toilette extérieures... Je dormais bien, m'étant habitué au son des chiens, poules, vaches, chèvres, cochons et araignées (?), ainsi qu'au lit de camps. D'ailleurs, petites paranthèses, il y a tellement de ces animaux et le son porte si loin que nous n'entendons pas une poule par-ci et un cochon par-là... Les exclamations de ces bestioles s'unissent pour former un seul son, constant et éternel. C'est assez spécial! Bref, à 5h du matin, des bruits sortants de l'ordinaire me tirent de mon rêve où je déguste une gigantesque portion de spaghetti sous une bonne douche chaude. Au travers de la brume de mon sommeil, je distingue des chants, des trompettes, de la guitare. Mon cerveau détermine que tout ça se passe dans la cours mentionnée ci-dessus. Comme ça adonne que c'est également ma fête, je commence à avoir une petite idée de ce qui se passe... J'ouvre la porte et je vois un chorale et des musiciens qui me chantent un joyeux anniversaire en espagnol! Imaginez! Une quarantaine de personne se sont réunies pour moi à 5 heure du matin!!! Après quelques chants, les gens entrent dans l'endroit où je dormais (c'est assez grand) et un petit déjeuner est servi pour tout le monde. Des enfants, que je sais très pauvres, me remettre des cadeaux d'anniversaires qu'ils sont allé acheter eux-même à la ville de Chalatenango...Pour la suite, je passe la journée de mon anniversaire avec mes amis de San Miguel qui m'amène à une rivière située un peu plus loin dans les vallées boisés. Un endroit charmant entre les arbres et les rochers, où l'eau atteint une profondeur 8-9 pieds. On peut donc s'y baigner allègrement! On y plonge de rocher et plus tard, un jeune accroche une corde à la branche d'un arbre de laquelle on se fout à l'eau tels des tarzans incompétents. Nous y restons jusqu'à 16h... Une belle manière de fêter à mon avis!

La soirée se termine alors que je me rends souper chez une dame qui invite également la chorale du village, toutes des filles qui trippent sur moi Sans farce, les jeunes filles sont assez drôles avec moi, je n'ai qu'à les regarder pour qu'elles se mettent à rire-hihihi et rougissent en se chuchotant des trucs à l'oreille. Ne t'en fais pas Méli, elles ont entre 14 et 18 ans. Je leur ai montré ta photo et elles te trouvent toutes incroyablement jolie... Et je ne te parle pas des gars... Les belles grandes blondes aux yeux bleus ne sont pas légion par ici! Bon.. Bref, 'ai eu droit à d'autres chants, assi sur la chaise d'honneur, ainsi qu'un gâteau et une piñata. La piñata, c'était un batman sur lequel je frappais les yeux bandés. Je frappais comme un défoncé et tout le monde riait, quand j'ai commencé à percevoir dans les exclamations des gens que quelque chose n'allait pas... En fait, moi qui pensais être entrain de vigoureusement et spectaculairement mettre fin aux jours de Batman, j'étais plutôt entrain d'anéantir l'oranger dans la cours de la dame... Les oranges revolaient partout!En tout cas, je ne pense pas qu'il soit possible que j'oublie la fête de mes 28 ans!

Hier, jeudi, je me suis rendu chez le petit Homar (12 ans) qui fait du pain tous les jours avec sa famille pour vivre. J'ai y appris les rudiments de la boulangerie. Premier choc, lever à 3h du matin!!! Je marche du petit village ou je me trouve vers un encore plus petit village, où Homar se trouve. Dès les premiers instants, je découvre ma nullité pour faire une belle petite boule de pâte toute lisse. Les autres, en un tour de main, réalise des petits pains parfaits alors que les miens sont cabossés, tout croches et pleins de craques. Je me mute donc aux pains style baguette. C'est plus facile, on fait rouler la boule sur la table pour y donner un look cylindrique. Ce n'est pas parfait, mais je m'en tire pas mal. Je change tout de même de tâche et je me mets à pétrir de la grosse pâte (10 livres). Le p'tit gars de 10-12 ans à côté de moi fait ça super énergiquement et croyez-moi, c'est toff en batarnouche... Il doit me battre au bras de fer c'est certain! En tout cas, je peut dire que c'est de la job faire environ 300 pains chaque jour!

Le reste de la journée, je le passe à faire mes adieux aux habitants du village... Je pars en solo faire le tour des maisons des gens que je connais pour les saluer une dernière fois... Avec les enfants, nous ferons pêter des pétard pour ma dernière soirée à San Miguel de Mercedes. Ce fut très touchant comme moment pour moi!Aujourd'hui, j'ai vu deux gars d'un autre village auxquels je voulais faire des adieux. Je les ai amené dans un endroit que j'ai découvert, vraiment très beau. C'est un genre de parc plein de piscines creusés au travers d'une forêts de palmiers. Après, nous avons manger une pizza (une autre découverte récente à Chalatenango).

Et maintenant, je termine ce dernier email... Demain, je suis au Québec! D'ici quelques jours, je fermerais cette adresse électronique qui ne me servait que pour mon voyage, je reviendrai donc au traditionnel
chris@projetbleu.com

À bientôt... en personne!

Christian xxx

P.s.: Finalement, on s'habitue aux douches froides! c'est pas si pire que ça!

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