Bonjour à vous tous,
El Salvador
Le 16 août 2008

Réjean LachanceBonjour à vous tous,

C’est une joie pour moi de prendre ces quelques minutes pour vous donner de mes nouvelles.

J’aimerais vous raconter un peu mon voyage au Canada, toutes ces belles expériences que j’ai vécues. Comme vous le savez peut-être, en partant du El Salvador le 13 juin, je me suis rendu directement à Boston, parce que je voulais aller parler aux Citaltèques de notre projet de la maison de retraite.

Avant de partir d’ici, une dame de Calgary en Alberta, m’a téléphoné pour me demander si j’irais parler aux Salvadoriens dans sa paroisse. Notre ingénieur est son ami et il lui avait envoyé les plans de ce que sera notre maison de retraite. Je lui ai dit « non » parce que le billet coûtait vraiment trop cher. Elle me dit que sa fille travaillait dans une agence de voyage et qu’elle m’enverrait un billet d’invité, mais je devais être sur « Stand by ». Comme cela, j’acceptais avec plaisir parce que, enfin, je pourrais connaître l’Ouest Canadien.

A Boston, on s’est réuni avec les Citaltèques. Environ une cinquantaine de personnes sont venues. Je leur ai présenté le vidéo et je leur ai demandé 5.00$ par mois. Tout le monde disait que ce n’était pas assez, mais je leur ai dit que je préférais leur demander peu pour qu’ils puissent le faire. On a formé un comité et ils ont dit qu’on devait commencer la collecte ce même soir. On a ramassé 435.00$ et une dame avait collecté ses amis et, en tout, je suis reparti avec 1500.00$

J’ai célébré la messe du samedi soir. Le dimanche matin, en me levant, je n’urinais que du sang, mais je n’ai rien dit. Je suis allé vers 9 :00 heures dans une famille et puis nous sommes allés dans un parc. Vers deux heures, nous sommes allés manger dans un restaurant chinois. J’avais toujours le même problème, mais je me disais que le lendemain, je serais au Québec et que j’irais voir un médecin. Le soir à 7 heures, je célébrais la messe dans la paroisse et tout de suite après, je suis allé me coucher.

Lundi matin, je n’en pouvais plus. Au lieu d’aller à l’aéroport, le curé est venu me reconduire à une clinique. A la clinique, ne sachant que faire, ils ont décidé de m’envoyer à l’hôpital de Boston Massachusetts. Durant 24 heures, ils ont fait des lavements et c’était toujours du sang qui sortait. A 2h.30 de la nuit, ils m’ont fait passer un scanner. Je vous avoue qu’à ce moment-là, je pensais mourir de douleur. Comme le docteur me disait que j’avais le cancer, je me suis dit qu’en réalité, je serais le plus heureux du monde. Enfin, je pourrais voir Jésus et Marie, et j’étais prêt à mourir.

Je me sentais heureux d’être si prêt de la mort. Le médecin voulait m’opérer d’urgence. Je lui ai dit : « Si vous m’opérez, je ne pourrai pas vous payer ». Vers la fin de la journée du mardi, ils ont décidé de me laisser partir à condition que je sois opéré à Montréal. Je suis resté 28 heures à l’hôpital et deux heures à une clinique.

Le 20 juin, je me suis rendu à l’hôpital de Saint-Luc de Montréal. Le médecin m’a examiné et m’a donné un rendez-vous pour l’examen plus approfondi le 30 juin. Je devais partir pour Calgary le 26 juin. Depuis mon arrivée au Québec, je sentais toujours du mal à l’intérieur et tous les jours quand arrivait le soir, j’étais plein de fièvre. A Calgary, j’offrais tout cela pour les gens que j’allais rencontrer le vendredi soir et aussi pour mes paroissiens. Le vendredi à Calgary, on s’est réuni avec une vingtaine de personnes seulement. Je leur ai présenté le projet de la maison de retraite et c’était bien curieux, tout le monde était emballé. Je leur demandais 20.00$ par mois et les gens ont décidé de commencer le soir même. On a ramassé 425.00$. Le samedi, nous sommes allés à Banff. Le paysage est magnifique et on voit la neige sur les montagnes. Ah que c’est beau ! Cette journée-là, j’avais encore plus de mal, j’avais des douleurs à l’intérieur mais aussi dans tout mon corps. Je ne disais rien à la dame qui me recevait chez elle. Le soir à 6 heures, j’ai célébré la messe dans l’église paroissiale. Ce que je sentais en voyant ces gens, c’est que Dieu les aimait. Alors, je leur ai parlé de l’amour de Dieu, seulement de l’amour de Dieu. Je sais que Dieu m’aime et qu’ils les aiment. Il y a eu dans l’église comme une effusion de l’Esprit. Les gens pleuraient. Les hommes et les femmes pleuraient. Qui de nous, n’aime pas sentir qu’il est aimé de Dieu ? Et c’est cela que les gens ont senti.

Après la messe, je suis allé à la réunion de prière charismatique. J’ai beaucoup aimé cela. Je sentais la présence de Dieu. A un moment donné, j’ai dit à Jésus : « Jésus, je sais que tu peux me guérir si tu le veux ». Je n’ai même pas pensé de demander la guérison. Pour moi, cela suffisait. Je savais que Jésus m’aimait et qu’il pouvait tout faire si c’était pour mon bien. Durant cette réunion, la fièvre a disparu et je n’avais plus de mal à l’intérieur. Jésus m’avait guéri. Avant de donner la bénédiction aux gens, j’ai seulement demandé aux gens de prier pour ce projet, mais le diacre permanent a demandé aux gens si on pouvait passer la quête. On a ramassé 818.00$.

Le dimanche, j’ai célébré les deux messes. J’ai confessé avant et après la célébration et je suis allé dîner vers trois heures. Je n’avais plus aucune douleur. Les gens continuaient de donner et en tout je suis parti pour le Québec avec un beau 1600.00$. A une heure du matin, je prenais l’avion pour Montréal. À 9 heures, je me rendais à l’hôpital pour l’examen. Les médecins ont entré un microscope, je voyais même mon intérieur sur la télé. J’avais l’air d’un beau petit bébé à l’intérieur, c’était tout rose. Les médecins m’ont dit que tout était beau. Vous savez, au fond de moi, j’aurais presque aimé avoir le cancer. Quand le médecin m’a dit que j’avais rien, j’étais content, mais j’étais quand même un peu déçu. Je voulais mourir pour aller voir Marie et Jésus. Je sais pourtant que ce projet de la Maison de Retraite doit se terminer et si je ne serais pas là, les gens de Citalá, ne pourrait jamais le faire. Les gens n’ont jamais rien fait pour Citalá parce que tout ce qui se faisait était pour La Palma, une petite ville voisine de Citalá.

Je suis reparti le 14 juillet pour le El Salvador. Je suis arrivé à l’aéroport de Montréal un peu avant 4 heures du matin. Il y avait déjà plusieurs personnes en avant de moi au kiosque de la compagnie Delta. Quand ce fut mon tour, le monsieur m’a dit que l’avion partirait une heure et demie plus tard et que je ne pourrais pas prendre à temps l’avion à Atlanta pour le El Salvador. Je savais bien que, si cela se passait, ils devraient me payer l’hôtel à Atlanta en incluant les repas. Alors, le grand chef est venu et il a décidé de m’envoyer par American Airlines. J’ai dû refaire la file, mais je n’ai pas chialé du tout. Ce sont des choses qui arrivent. Quand je me suis présenté au kiosque d’American, le monsieur qui m’a reçu était bien gentil. Il m’a dit « Bonjour mon Père, ça va bien ? » Il a pitonné sur son ordinateur et m’a dit : « Je vais vous envoyer en première classe jusqu’au El Salvador ». J’ai fait un bon voyage car il y avait de la place pour mes jambes et, en plus, il y avait un très bon repas.

Quelques membres du conseil économique de la maison de retraite sont venus me chercher à l’aéroport. En arrivant à Citalá, les gens m’attendaient à El Poy, près ce Citalá. Ils voulaient qu’on s’en aille en procession jusqu’à l’église, mais il pleuvait tellement que les gens ont décidé de monter dans le camion. En arrivant au presbytère, ils ont fait sonné les cloches et beaucoup de personnes sont venues sous la pluie. Je vous avoue que j’étais content d’être arrivé. On m’a invité à souper. En plus, tous les jours j’ai célébré une neuvaine de messes d’action de grâces pour mon retour qu’un groupe de personnes avait demandée.

Maintenant, je voudrais vous parler d’un autre projet que j’ai et qui pourrait peut-être vous intéresser. Le 2 août, nous poserons la première pierre pour la construction de la chapelle. A partir du 4 août, le travail commencera. Ce projet durera 2 ans et demi environ. Alors, nous aurons besoin d’aide, non seulement pour tous les bénévoles de la paroisse, mais nous aurions grandement besoin de vos mains. Alors vous devinez ce projet. J’aurais besoin de 10 personnes du 17 octobre au 17 novembre 2008, et aussi du 17 novembre au 17 décembre et ainsi de suite durant ces deux ans et demi. Puis pour le temps des fêtes, on pourrait laisser tomber, mais si vous désirez vivre l’expérience d’un Noël au El Salvador, vous êtes les bienvenus.

Voici comment on pourrait procéder. Vous payer le prix du billet d’avion à Mission El Salvador disons environ 1100.00$ plus ou moins. Mission el Salvador vous donne un reçu d’impôt, ce qui fait que vous recevrez du gouvernement le 40%, vous recevrez donc 440.00$. En plus, vous donnerez 500.00$ pour la nourriture au El Salvador. Mission el Salvador vous donnera un reçu d’impôt et vous recevrez du gouvernement 200.00$. Vous passerez un mois au El Salvador. Pendant ce temps, vous ne mangerez pas chez vous. Ce qui fait qu’en réalité, cela ne vous coûtera pas trop cher. Vous viendrez vivre une expérience avec des salvadoriens et vous participerez à une œuvre qui est sans aucun doute du Seigneur.

J’ai pensé de faire venir le premier voyage du Québec pour le 17 octobre parce que vous aurez l’occasion de vivre la fin de l’hiver et le début de l’été au El Salvador. Chaque personne vivra dans une famille que je sélectionnerai pour vous. J’aimerais vous placez dans une famille où il y a des enfants, parce cela vous permettra d’apprendre l’espagnol plus facilement. De toute façon, quand vous vous déciderez, vous pourrez me dire ce que vous aimeriez.

Voici un peu ce que pourrait être une journée. Nous commencerons par la célébration de l’Eucharistie à 6 heures du matin, puis ce sera le déjeuner dans votre famille ou ici à la paroisse. Puis nous partirons à 7 heures 30 minutes pour se rendre sur le terrain qui est à 14 kilomètres.
(Lorsque vous viendrez, on s’adaptera pour l’heure du départ.)

Le midi, nous mangerons sur le terrain, je verrai comment on pourrait s’arranger. La journée terminera à 4 heures de l’après-midi. Vous pourrez aller dans votre famille pour vous laver et vous reviendrez au presbytère pour le souper. Après, on aura une soirée récréative. Le jeudi soir nous pourrions avoir un petit temps de prières ensemble. Un autre soirée, nous jouerons au bingo, une autre soirée nous pourrions aller à Los Planes pour une soirée de chants.

Comme vous serez ici pendant un mois, nous aurons une sortie spéciale à chaque semaine.

1. Visite de la chapelle où Monseigneur Romero a été tué ainsi qu’à la Cathédrale où repose son corps.

2. Nous pourrions aller à Esquipulas au Guatemala. Nous entrons en premier au Honduras, puis au Guatemala. C’est à une heure de Citalá. C’est un lieu de pèlerinage au Christ Noir. C’est très beau, parce que c’est plein d’indigènes. Belle expérience à vivre.

3. Une dame de Citalá est prête à nous passer son chalet au bord de la mer. C’est un terrain privé. Donc pas de danger. Nous pourrions coucher un soir. Belle expérience à vivre : un soir au bord de la mer.


4. Nous pourrons aller une journée complète à la Capitale qui se nomme San Salvador. Nous pourrions aller dans un Centre d’achat, le plus beau de San Salvador. Si vous le désirez, nous pourrions aussi aller voir un film. Prix : 2.75$

Ces sorties que nous ferons, seront payées par nous tous. On se divisera les dépenses. Le coût du repas, vous devrez le défrayer. Les voyages que nous ferons, ce sera pour vous une détente. Le samedi et le dimanche, pas de travail. Mais bien sûr, il ne faut pas manquer la messe du dimanche.

Je crois que ce serait pour vous une belle expérience. Si vous venez avec le premier groupe, vous aurez l’occasion de vivre plusieurs activités. La première, ce sera le premier samedi de novembre. La messe sera célébrée sur le terrain de la maison de retraite et ce sera le Nonce Apostolique qui viendra la présider. Il y aura une vente de nourriture sur le terrain et ce sera au profit de la maison de retraite. La deuxième activité sera une grande fête. Nous couronnerons le Papa Roi. Il y a 15 candidats et, celui qui aura vendu plus de votes, sera couronné ROI. Ceux et celles qui le désirent, vous pourrez aider ce jour-là pour la vente de repas.

Vous pouvez prendre des informations chez Louisette et Rolland Larivière de Saint-Georges. Si vous êtes tous de Saint-Georges, vous recevrez un petit cours pour vous préparer à ce choc culturel. Rolland et Louisette seront le pont entre vous et les Salvadoriens, parce que je ne pourrai pas être tous les jours sur le terrain. Je devrai continuer de faire les visites paroissiales. Alors, tous ceux qui lisent cette lettre et les autres personnes à qui il vous sera possible de prendre un mois de formation, vous êtes les bienvenues. Décidez-vous, c’est une expérience qui vous enrichira, peut-être pas matériellement, mais, soyez-en sûrs, du côté spirituel vous partirez d’ici avec les larmes aux yeux.

Alors, ne tardez pas, je ne veux pas avoir plus de 10 personnes pour la première expérience, car je veux être proche de chacun et vous aider si vous avez besoin d’un bon petit coup de main. Je ne vous cache pas que ce sera un peu difficile à tout point de vue : langue, nourriture, etc… La nourriture sera différente, mais on ne rejette jamais la nourriture d’un pauvre parce qu’ils vous donneront ce qu’ils auront de mieux et ils le feront pour vous, par amour.

Aussi, vous ne venez pas en autorité. La façon de travailler des salvadoriens est différente de nous, mais vous venez ici pour apprendre la simplicité. Vous aurez un patron, ce sera l’ingénieur, c’est lui qui vous dira quoi faire. Je veux aussi vous dire de ne pas vous en faire si vous ne pouvez pas travailler à la vitesse des gens d’ici. Faites votre possible, travaillez à votre rythme, à la vitesse que vous pourrez. Vous ne devrez jamais comparer le El Salvador avec le Canada, sinon, vous ne serez pas heureux. Pour un mois, soyez de bons salvadoriens. Si une journée, vous vous sentez malades, restez à Citalá.

Si vous décidez de venir, je vous demande de vivre cette expérience jusqu’au bout, sans rechigner, mais en acceptant tout et en offrant tout par amour pour Jésus. Imaginez-vous, vous aurez mis votre pierre dans la construction de la Chapelle Notre-Dame Auxiliatrice. Déjà, vous êtes comblés, j’en suis sûr. Voilà, si vous avez des questions, vous pouvez me téléphoner le soir au numéro 011-503-2335-9486. Il faut que vous sachiez qu’au Salvador, il y a présentement 2 heures de moins qu’au Québec. Par exemple, le meilleur temps pour me rejoindre est après 20 heures 30, ce qui veut dire 22 heures 30 pour vous. Lorsque vous changerez d’heure cet automne, la différence ne sera que d’une heure Vous pouvez aussi téléphoner chez Louisette et Roland Larivière au numéro 418-228-1659.

Samedi dernier le 2 août, nous avons eu une grande fête sur le terrain. Ce fut la pose de la première pierre. Ce fut beaucoup de préparation et ça en valait la peine. Mais tous les contacts que nous avons eus, avec les moyens de communication, n’ont pas respecté leur parole. La télévision devait venir et ils ne sont pas venus, de même que 4 radios et eux aussi ne sont pas venus. Nous attendions 100 caisses de boissons gazeuses, et ils ne sont pas venus, nous avons dû aller en acheter à Citalá. De même, nous attendions les 2000 blocks que le député nous a donnés depuis avril, mais les blocks ne sont jamais arrivés.

Au mois de février, un monsieur m’a dit qu’il nous donnait une petite taure. Je lui avais demandé s’il acceptait d’attendre au mois de juillet parce que nous avions beaucoup d’activités en marche et il a dit oui. Il y a trois semaines, trois personnes du comité de la maison de retraite sont allées la chercher. Ils ont dû marcher deux heures pour y arriver. En arrivant là-bas, le monsieur a décidé de l’acheter et de nous donner de l’argent. Il nous a donné 300.00$. C’était bien payé. Alors, pour cette fête, je suis allé acheter 100 livres de viande pour faire cuire sur charbon de bois. Nous avons eu 24 poules pour faire de la soupe au poulet. Il y avait 150 pains de 6 pouces pour faire des sandwichs. Nous avions acheté 900 assiettes jetables. Il était midi et il ne restait plus rien à manger. C’est normal, car, personne ne s’imaginait qu’il viendrait plus de 1000 personnes. En tout, nous avons vendu pour 1611.00$ de nourriture. Nous avons reçu 862.00$ de Boston qu’un groupe de personnes ont recueilli. Nous avons aussi reçu cette semaine 373.50$ de Calgary. C’est pour cela que nous devons avancer toujours dans la confiance.

Imaginez-vous que de ce temps-ci, il pleut beaucoup, et souvent de très bonne heure. Ce que je demandais à Marie, c’est qu’il ne pleuve pas le 1er août pour que le terrain soit sec. Toute la semaine, il a eu de gros orages. Le 1er août, il n’a pas plu du tout, et le 2 août, il a plu quand nous avons eu fini de tout ramasser. Il y a des gens qui disaient : Pourquoi tant de nourriture ? Il va sûrement en rester, il ne viendra pas assez de monde pour manger tout ça. En plus, il va probablement pleuvoir de bonne heure. Un monsieur lui a répondu : « Ne t’en fais pas, el Padre a sûrement demandé au Seigneur qu’il vienne assez de monde pour ne pas qu’il en reste. Je suis sûr aussi, lui a-t-il dit, qu’il a demandé à Marie qu’il ne pleuve pas ». En effet, depuis quelques temps, je demandais à Marie qu’il ne pleuve pas. Quand le monsieur m’a raconté cela, je lui ai dit : « C’est normal que Marie nous écoute, puisque c’est sa chapelle, c’est l’œuvre du Seigneur».

Tous les premiers vendredis du mois, je vais confesser au Honduras chez les Pères Capucins. J’ai deux novices dont je suis le père spirituel, ainsi qu’un prêtre. Le prêtre a passé un bout difficile dans sa vie spirituelle. Après lui avoir donné l’absolution, il m’a dit quelque chose qui m’a fait plaisir : « Ce qui me touche le plus chez toi, c’est ton sourire quand tu nous parles de la miséricorde du Seigneur ainsi que de son pardon, on voit que tu y crois».

Pour moi, je crois qu’une des choses les plus importantes est le don de la foi. Il faut croire en la Parole du Seigneur. Il nous dit : « Demandez ce que vous voulez et vous l’obtiendrez. Demandez pour que votre joie soit parfaite ». Ce projet de la maison de retraite est tellement grand, qu’il a fallu donner notre confiance au Seigneur et avancer dans la foi. Et on devra continuer d’avancer dans cette foi confiante, parce que nous avons un Dieu qui nous aime, et en plus, ce projet est de Lui, ce n’est pas le nôtre. Nous ne sommes que des petits instruments dans les mains du Seigneur.

Depuis le 7 août, le travail est commencé sur le terrain. Il pleut énormément et, tous les jours de bonne heure, nous avons de grosses tempêtes. Hier, je suis allé sur le terrain et Don Alfredo, le gardien du terrain, me disait qu’ils n’ont pas perdu une seule minute de travail à cause de la pluie. Il me disait qu’il pleut tout autour, la pluie est toute proche, mais il ne pleut pas sur le terrain afin que le monde puisse travailler et il commence à pleuvoir quand les gens sont dans le camion et s’en retournent chez eux. C’est l’œuvre du Seigneur, c’est l’œuvre de la Sainte Famille, c’est eux qui s’occupent de tout.

L’ingénieur me disait hier qu’il est tout surpris de voir que les gens des villages aient répondu en aussi grand nombre pour aller travailler sur le terrain. Il est venu me demander si c’était bien de mettre du monde à travailler pour la grande salle, parce qu’il y a trop de monde là où se construit la chapelle. Je vois cela très bien. Si nous pouvons aller plus vite, c’est mieux.

Hier après-midi, un monsieur de Citalá est venu me dire qu’il nous donnerait 2000 blocks. C’est un gros montant d’argent. Nous sommes allés voir la grande compagnie de Construction Siman et ils vont probablement nous donner un surplus de blocks qu’ils ont ou vont le vendre à demi prix. Je leur ai dit qu’ils étaient mieux de le donner et que le Seigneur leur rendrait bien davantage.

Imaginez-vous quand nous sommes allés rencontrer le Nonce Apostolique, il nous a offert d’apporter à Rome tout le dossier de la maison de retraite. Il est parti le 10 août pour Rome et je suis sûr que nous recevrons quelque chose. Il nous a dit :« Il faut une lettre de l’Evêque et une lettre du curé et demander 300,00.00$. Probablement que vous ne recevrez pas ce montant, mais si vous recevez un « petit » 100,000.00$, cela vous aidera». Nous sommes vraiment gâtés. C’est encore un signe que le Seigneur nous aime et qu’il veut ce projet.

Le premier samedi de septembre, Monseigneur Jesús Delgado viendra célébrer la messe sur le terrain. En soirée, un grand chanteur reconnu, Armando Aragón, viendra donner un spectacle avec deux de ses amis. Le 13 septembre, Monseigneur Luis Morao, mon Evêque, viendra célébrer la messe sur le terrain. Ce sera la première fois.

Le 1er novembre, Monseigneur Luigi, le Nonce Apostolique viendra célébrer la messe sur le terrain. A ce moment-là, la chapelle sera pas mal avancée. Le 20 décembre, nous aurons un repas de Noël dans le parc de Citalá. Nous mettrons 200 tables. Nous décorerons tous les arbres du parc. Il y aura plein de lumières. Donc, comme le conteneur va partir en septembre pour le El Salvador, et que si vous avez plein de lumières qui ne vous servent pas trop ou beaucoup, vous pourrez les mettre dans un petit coin du conteneur, nous les recevrons avec plaisir.

Ce soir-là, il y aura un grand tirage. Nous ferons un tirage d’un Moto-taxi, d’une guitare, d’un DVD, d’une bicyclette de montagne reçu en don du Québec, une nuit à l’hôtel de La Palma pour deux personnes et une bonne trentaine de cadeaux en surplus que je sortirai du conteneur. Nous voulons fêter Noël en grand afin de réunir tout Citalá et tous les villages. Nous voulons que ce soit une grande fête.

Le 28 décembre, les ingénieurs doivent nous remettre la chapelle toute finie. Le 30 décembre, nous célèbrerons dans la chapelle Notre-Dame Auxiliatrice la fête de la Sainte Famille. Si la chapelle est complètement terminée, ce sera la consécration de la chapelle par l’Evêque. A chaque activité que je vous ai mentionnée, il y a toujours ventes de nourriture. Le premier dimanche de chaque mois, le conseil de pastorale fait des pupusas à partir de 6 :00 a.m. et jusque vers 11 :00 heures a.m. Les troisièmes dimanches du mois, il y a ventes de repas de viande sur charbon de bois. Les gens aiment beaucoup cela et tout se vend facilement. Tout cela, pour vous dire que les gens de Citalá pour la plupart croient à ce projet.

Je vous remercie de vos prières, j’en ai besoin et on en a tous besoin. De mon côté, je demande au Seigneur d’augmenter notre foi et de nous faire ressentir au plus profond de notre cœur que nous sommes aimés de Lui. C’est une joie pour moi de vous bénir au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen.

Padre Ernesto (Réjean) Lachance, ptre
Casa Parroquial,
Citalá, Chalatenango
El Salvador. C.A.


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