|
|
|
|
Des nouvelles de la retraite
Citalá, El Salvador
Le 17 janvier 2012
Bonjour,
Je voulais vous donner quelques nouvelles de notre retraite à la Casa de Retiros “ La Sagrada familia”
J’avais dit aux gens que la retraite commencerait le vendredi 13 janvier à 5 heures p.m. Nous, le conseil économique avons été toute l’avant-midi pour tout préparer et nous sommes retournés à la Casa de Retiros vers 2 :30 p.m. Il y avait au moins une bonne quarantaine de personnes d’arrivés. À 4 :30 p.m. tout le monde était là. C’est moi qui donnais la retraite de toute la fin de semaine pour la première fois de ma vie. Le thème était sur la formation des missionnaires.
Après le premier entretien à 5 heures, nous sommes allés manger des pupusas. Nous les vendions à 0.20 cents seulement. Normalement, cela se vend à 0.50 cents. Les gens pensaient qu’elles seraient toutes petites à cause du prix, mais la grosseur n’avait pas changé. A 7 heures du soir, nous avons vu le film de Bernadette de Lourdes qui a duré une heure 45 minutes, puis nous sommes allés prier le chapelet missionnaire à la Chapelle à 9 heures. Il y avait 84 retraitants, plus 20 personnes qui s’occupaient de faire la cuisine, de faire le ménage partout.
Dans la chapelle, j’avais mis 100 chaises en face de l’autel, 100 chaises en face de Marie Auxiliatrice et 20 chaises dans la Chapelle du Saint Sacrement. Plus 100 chaises dans la grande salle et 100 chaises dans l’atelier qui ne sert pas encore et qui servait pour l’occasion de salle à manger et salle à coucher pour tous les hommes. Les femmes dormaient dans la grande salle en haut. Nous avons emprunté 90 petits matelas de La Palma. Il faudra nous décider pour acheter pour nous des matelas, parce que les gens demandent des retraites. Chaque matelas coûte $20.00 environ.
A 10 heures tout le monde allait se coucher. Mais il ventait beaucoup, il faisait un peu froid. Moi, j’ai couché dans la sacristie (il y a une petite chambre). Mais je n’ai pas dormi beaucoup et j’ai dormi la lumière allumée. En mettant les pieds dans le lit, je vois une petite boule noire près de la porte. Je me lève, je la pousse avec mon soulier, c’était un scorpion d’environ trois pouces de long. Cela est dangereux, mais ne tue pas. Le lendemain soir, la même chose. En me couchant, j’ai bien vérifié s’il n’y en avait pas un dans mon lit.
Le samedi matin, j’ai ouvert la chapelle à 5 heures pour confesser les gens, j’ai arrêté à 8 :15 minutes, juste avant l’entretien. J’ai repris à l’heure du dîner jusqu’avant l’entretien de 2 :30 p.m. Le soir, ce fut la Même chose, j’ai confessé à l’heure du souper. Le lendemain à 4 :30, j’ouvrais les portes de la chapelle. J’ai terminé juste avant les laudes. Là, j’ai pu aller déjeuner. Quand je confesse à Citalá ou à la maison de retraite, je ne mange pas. Je le fais dans le but d’être éclairé durant les confessions. J’ai besoin de cela.
Le samedi soir, à 7 heures, nous avons eu l’adoration jusqu’à 9 heures. La première heure, c’était une heure d’adoration animée et l’autre heure nous avons récité le chapelet missionnaire. Le dimanche matin après l’entretien, j’ai célébré l’Eucharistie et ce fut la bénédiction et l’envoie en mission. Nous nous sommes retrouvés dans la grande salle pour partager. J’avais demandé aux gens de ne pas dire des « merci ». Les mercis étaient toutes pour Dieu. J’ai fait venir tous les gens qui avaient travaillé pour les remercier et leur laisser la parole.
Samedi soir, durant l’adoration. Je me savais heureux. Être dans cette chapelle en sachant ce que tout cela a coûté comme effort. Pour moi, c’était une heure d’adoration d’action de grâces. Je me demandais comment nous avons pu faire pour arriver à cela. Il n’y a pas de réponse à part de dire que c’est Marie Auxiliatrice qui a vu à tout cela et continuera. Je l’ai toujours dit : c’est sa Maison de Retraite, si elle l’a veut qu’elle se débrouille pour nous trouver les fonds, et elle les a toujours trouvés. Ça vaut la peine d’y faire confiance. Imaginez-vous, c’était notre première retraite.
Je peux dire aussi et je l’ai dit aux gens à la fin que je me sentais fier de ce peuple. Il n’y a personne qui est arrivé en retard à l’entretien ou à la chapelle. Il y avait un grand silence. Je peux dire que j’étais fier d’eux.
Les personnes qui ont fait la cuisine se levaient à 3 :30 du matin pour être prêt à 7 :30 a.m. Les jeunes que j’avais choisis pour faire de l’entretien ont été formidables. Quand nous étions à la chapelle, ils allaient placer en ordre les chaises de la grande salle, puis venaient servir la messe. Quand nous étions dans la grande salle, ils nettoyaient toutes les toilettes. Nous n’avons jamais manqué de rien. A la fin, je leur ai donné aussi la parole.
Je veux vous partager un des témoignages de la fin. Un homme marié depuis deux ou trois ans. Ça faisait 4 ans qu’il n’allait plus à l’église. Il a voulu faire cette retraite pour évangéliser. C’était plus fort que lui, il fallait qu’il aille évangéliser. Il a une petite fille qui est très attachée à lui. Elle ne voulait pas qu’il parte pour la fin de semaine, elle pleurait tout le temps. Avant qu’il quitte la maison. C’est bien papa, tu pars pour deux jours, mais quand tu reviendras apporte moi un bonbon. Il pleurait en disant tout cela. Maintenant dit-il, je vais lui donner un bonbon, mais ce bonbon sera Jésus. Il nous a fait sortir les larmes aux yeux.
Les gens le dimanche ne voulait pas partir, mais il fallait partir. Ils n’ont pas bien dormi peut-être sur de s petits matelas, mais ils étaient heureux. Ce matin lundi, je suis parti à 5 heures pour être à 7 heures à el Socorro et pour y célébrer la messe et je suis resté là jusqu’à ce que les missionnaires partent. Demain, nous aurons la messe à 3 heures de l’après-midi et je baptiserai les enfants qui ne sont pas baptisés. Après la messe, ce sera la fête du retour du fils prodigue. Je vais acheter trois cents pains pour donner à chaque personne. Les gens de El Socorro trouveront quoi mettre dedans.
Il y a une chose que je ne comprends pas. Mais c’est une chose qu’on ne doit pas chercher à comprendre parce qu’au fond, je connais la réponse.
Nous vendions la pupusas a 0.20 cents. Les gens en mangeaient environ deux chacun. Le dîner et le souper se vendaient à 0.30 cents. Nous avions eu le maïs et les fèves gratuites. Le sucre, le riz, tout était donné. Mais il a quand même fallu acheter pas mal de choses. Nous avions calculé environ $30.00 de profit et le tout irait pour le séminaire. A la fin, ils ont tout compté. Il y avait $203.03 de profit. C’était impossible. Mais pour la Providence, il n’y a rien d’impossible.
Voilà, j’arrête ici et je vous bénis tous au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Amen
Padre Ernesto
Consulter les archives
|
|
|
Copyright © 2004-2010 Mission El Salvador Tous droits réservés
|
|
|