Ayoye! 2007-03-21
Bonjour à tous,

J'espère que vous allez bien et que la santé est bonne. Ici, pour ma part, je dis "ayoye". Je vais vous raconter pourquoi.

Dimanche, vu que c'était le troisième dimanche du mois, j'ai célébré la messe à 6 heures a.m. et une autre à 8 heures 30. Dans l'après midi, à 3 heures, je suis allé dans le petit village de San José El Terrero, vu que le patron est Saint Joseph. Je suis allé célébrer la messe, la veille de la fête de St-Joseph. Grâce à un nouveau chemin, on marche environ 45 minutes en descendant seulement. Pour remonter, il faut prendre tout le souffle qu'on peut en bas, parce que je vous dis que ça monte.

Lundi, je devais aller à El Socorro en auto. Nous sommes partis à 5 heures, je suis revenu à 7 heures 30 a.m. et je suis reparti tout de suite pour le petit village de San José El Terrero pour la messe de la fête patronale. Après la messe, il y a eu 3 baptêmes. Nous sommes repartis de là, à 1 heures 30 p.m. pour me rendre à El Socorro dans une famille.

Je n'ai jamais trouvé cela aussi dur. Ça descend vraiment comme dans la face d'un boeuf. Le premier boeuf que vous verrez, faites-lui une étude de la face et vous verrez comment ça descend. Mais, le pire, c'est qu'il faut remonter. Si je vous dis cela, ce n'est pas pour me plaindre, parce que je suis vraiment heureux d'avoir pu aller visiter cette famille.

Dans ce coin, il y a de toutes les températures. On gèle, on a chaud et on tremble de froid. Quand je suis revenu à Citalà, il était 7 heures 30 du soir. J'étais chaud et rouge comme un homard, je tremblais de froid à cause de la fièvre. Je me suis donc couché immédiatement et je me suis réveillé le lendemain à 5:heures 30.

A 6 heures 30, je partais pour un autre village à 18 kilomètres. J'allais dans un Caserio de la Lagunetas. Il a fallu traverser une montagne pendant une heure 30 en montant sans arrêt. Mais, si vous verriez le paysage, c'est une merveille. J'ai célébré la messe dans ce petit village. Quand je suis arrivé là, j'ai été visité les 5 familles de ce village. Il fallait marcher encore et, le pire, c'était encore en montant.

Aujourd'hui, je dis "ayoye" parce que je suis sur les antibiotiques pour la grippe et aussi pour une de mes jambes qui commençait à noircir à cause d'une plaie dont je ne sais pas comment je me l'ai faite. Bientôt, elle sera rose comme un tout petit cochon naissant.

J'ai voulu vous raconter la vie des derniers jours parce que je suis heureux et le Seigneur fait des merveilles.

Je vous laisse et je vous bénis au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Amen

Bonne nouvelle! 2007-03-12
Bonjour à tous,

Enfin, je prends ces quelques instants pour vous donner quelques nouvelles qui sont bonnes.

La semaine dernière, je suis allé dans le petit village du nom de El Socorro. Je suis allé visiter quelques familles. Dans une de ces familles,il y a une dame qui a 5 enfants. Je n'avais jamais vu une telle pauvreté. Le mari les a abandonnés.

La semaine dernière, j'ai parlé de cette famille dans l'église et j'ai mis deux paniers pour que les gens puissent partager. Les gens ont été généreux et vendredi j'y suis retourné pour aller leur porter de la nourriture. Dans l'espace de deux jours, il y avait dans les paniers: des jouets, du linge, 45 livres de sucre, 25 livres de riz, 4 grosses bouteilles d'huile végétale, etc...Je n'ai pas tout emporté, ce serait trop, mais chaque fois que j'irai dans ce village, j'emporterai quelque chose. Les gens que j'avais amenés avec moi ont été vraiment touchés. Il y a un lit simple pour les 6 personnes, pas une seule chaise, pas une table.

Une dame a décidé de donner un lit et j'ai acheté 6 petits bancs. Ici, le comité de la paroisse a donné une table. Hier, dimanche, nous sommes allés porter le tout. Une dame a amené des boissons gazeuses et des sandwiches pour donner à tout le monde. Un enfant de douze ans est resté couché sur le lit tout le temps que nous avons été là. Il ne s'était jamais couché dans un lit. Le petit lit qu'ils avaient n’avait pas de matelas. Il souriait et il disait qu'il était heureux.

Une autre dame a donné une de ses belles robes. Quand la dame a reçu la robe, elle l'embrassait et l'autre pleurait de joie d'avoir eu la grâce de pouvoir partager. A la messe, je disais aux enfants de partager un de leurs jouets mais quelque chose qui était beau. Un petit garçon de 7 ans a donné quelques jouets et une petite fille de 4 ans a donné une poupée. J'ai amené ces enfants et eux-mêmes ont donné leurs jouets. Vous verrez tout cela sur le vidéo.

En revenant à Citalá, chaque personne a donné un témoignage que vous entendrez en espagnol sur le vidéo, même la petite fille de 4 ans a dit qu'elle a été touché quand elle a donné sa poupée.

Alors, je pense construire une petite maison pour cette dame. Elle serait toute en tôle, et c'est très bien, car dans ce petit village, il fait assez froid durant quelques mois de l'année. Un monsieur de Citalá, Don José a dit qu'il donnerait 6 tôles. Je vais en faire autant. Je disais aux gens de Citalá qu'il y a beaucoup de familles pauvres dans notre paroisse. On ne peut pas tous les aider mais, la famille que le Seigneur met sur notre chemin, on doit faire quelque chose pour eux.

Je me disais, après cette visite de dimanche, que le Seigneur a été très bon de mettre cette famille sur notre chemin, que le Seigneur m'avait donné la grâce de demander de l'aide aux gens et qu'en même temps le Seigneur avait fait une grâce à ces gens de pouvoir partager. On ne peut pas être indifférent à tant de pauvreté. Si vous aviez vu la joie de cette dame, la joie des enfants. Quand on voit cela, on ne veut rien garder pour nous. Ceux qui ont le missel de la messe de dimanche dernier, lisez la première prière que le prêtre fait: elle montre la grandeur du partage.

Alors, ceux qui ont le désir de partager, peu importe où vous vivez, peu importe le pays d'où vous venez, faites votre don à Mission El Salvador, afin de pouvoir remplir votre coeur de joie. N'oubliez pas qu'avec tout don fait à notre organisme Mission El Salvador, vous recevez un reçu pour fin d'impôt.

Je vous laisse et c'est vraiment une joie pour moi de vous bénir, de bénir tous ceux qui liront ce message. Je vous bénis au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit.
Réjean ptre

¿Que Tal? 2007-02-19
Bonjour à tous,

Je suis maintenant à San Salvador. Je suis parti à 4:30 heures du matin. J'ai laissé le Pick-up chez NISSAN pour un changement d'huile. J'ai pris un taxi pour me rendre chez BIGGEST afin de prendre mon petit déjeuner. Un prêtre doit manger aussi de temps à autre. Après, j'ai pris mes pattes et je me suis rendu chez SERTRACEN pour renouveler la certificat d'immatriculation. Après, je me suis rendu au Centre Ville pour échanger les micros sans fil parce que juste à côté de l'Église Catholique, il y a une église protestante. Ils ont probablement des micros sans fil qui sont sur la même fréquence que les nôtres.

L'autre jour, j'étais en train de célébrer la messe et durant l'oraison: j'entends crier: ALLLELUIA A A A Je fronce les nombreux plis de mon front et je lève les yeux vers la chorale en voulant leur dire sans leur dire: "ILS DEVIENNENT FOUS". Immédiatement après cette pensée, un autre: Alléluia a a a a a. et en plus cette fois ci, j'entendais le pasteur prêcher. Alors, j'ai fais signe au gars du son d'enlever tout le volume.

Ce matin, je suis allé chez Radio-Parts pour échanger ces micros et en avoir d'autres qui seront sur une autre fréquence. Malheureusement, on devra écouter le pasteur nous crier dans les oreilles un Alléluia, car ils n’en avaient plus. Je suis revenu tout de suite chez PV SHOP STATION pour vous écrire sur Internet.

Hier, Monseigneur Alas est venu célébrer la messe à Citalá. Je l'avais invité lors de notre retraite, et la semaine dernière, j'ai confirmé avec lui. J'avais dit à tout le monde d'être à El Poy à 8:00 a.m. Là-bas, nous allions recevoir Monseigneur avec "Cohetes" (pétards) et chants. Je doutais un peu qu'il serait à l'heure comme il me l’avait promit à 8:30 a.m. Deux gros camions bien plein de monde étaient venus des villages avoisinants.

A 4 heures du matin, de nombreuses personnes remplissaient les 600 pains de 6" de long de "frijoles y crema". A 5 heures, une dizaine d'hommes installaient des "Canopis" (abris) pour se protéger du soleil. Un autre groupe de dames préparaient 600 sacs de jus. De mon côté, je nettoyais l'église, je rajoutais des chaises (une centaine) pour recevoir tout ce beau monde.

Nous étions tous en train d'attendre monseigneur à El Poy. Il était 9 heures. Les gens venaient me trouver et me demandaient: « Es-tu sûr que monseigneur viendra? » Je leur ai raconté mon expérience quand je suis venu à Citalá avec lui le jour de mon intronisation, la messe était prévue pour 9 heures et à cette même heure, nous partions seulement pour Chalatenango. Je leur ai dit que, si à 10 heures, il n'était pas arrivé, on s'en irait en procession jusqu'à l'église et que je célèbrerais la messe. Nous avons réussi à trouver le numéro de son téléphone cellulaire en communiquant avec une paroisse. Je lui ai téléphoné et il m'a dit, « j'arrive dans 5 minutes », et ce fut vrai.

Quand il est arrivé, tout le monde l'ont applaudi, et lui, a commencé à donné la main à presque tout le monde. Enfin pour faire court, la messe s’est terminée à midi. Puis, ce fut l'heure du lunch. J’avais dit à monseigneur que lui et moi, nous mangerions avec les gens à qui nous donnerions un pain et du jus . "Est-ce que le pain est gros m'a t-il dit. Je ne veux pas que les gens aient faim. Est-ce que vous allez préparer le pain avec des "frijoles y crema". Je lui ai dit que "oui". "Hum! que ça va être bon", m'a t-il dit. Et ce fut vrai, car il en a mangé deux.

Il y avait un vent tellement fort que les "Canopis" (abris) se levaient dans les airs, même s'ils étaient attachés. Quand ils se levaient, les pattes se détachaient et les Canopis avaient seulement un mètre de haut. Les pattes étaient en fer et rentraient une dans l'autre. Les gens avaient tellement peur que personne n'osait aller s'asseoir en dessous. A la fin, ce fut moi et Monseigneur et deux autres personnes que j'ai invitées qui sont venus s'asseoir avec nous.
Monseigneur après avoir mangé, devait partir pour la Laguna pour l'intronisation d'un prêtre. À deux heures, j'avais un "Responso". Les gens ne meurent jamais quand c'est le temps. Ce monsieur qui est mort, avait 97 ans et était un vrai saint. Deux jours avant, je l'avais administré et il avait communié. À partir de ce moment-là, il a commencé à s'en aller. Souvent, il levait les mains comme s'il voyait la Vierge et la suppliait de venir le chercher.

Après ces funérailles sans messe, car c'était dimanche, je suis allé à El Socorro conduire des gens, Ça prend une bonne heure et demi pour y aller. A 5 heures 30, j’étais de retour à Citalá content de rentrer et de me reposer. Mais, une dame de San Ramón, arrivait de La Palma avec son petit bébé qui était pas mal malade et me suppliait de la reconduire à San Ramón. J'avais le goût de lui dire "non", mais je ne pouvais pas la faire souffrir plus que la souffrance qu'elle avait déjà.

Voilà, ce sont les dernières nouvelles. C'est une joie pour moi de vous bénir en ce jour au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen

Réjean ptre

Nouvelle lettre 2007-02-16
Bonjour à tous!

Si vous voulez avoir les dernières nouvelles de l'abbé Réjean du Salvador, allez dans la sections "Lettres de Réjean".

Bonne lecture!

Joyeux anniversaire à Padre Ernesto 2007-02-15
Nous tenons à souhaiter un très joyeux anniversaire à l'abbé Réjean Lachance (Padre Ernesto) qui aura 60 ans le 16 février 2007.
Nous le portons tous dans nos prières en demandant au Seigneur de continuer à faire de lui un saint prêtre.

Nouvelles de ma dernière semaine 2007-02-05
Bonjour à tous,

Je veux vous donner quelques nouvelles et vous raconter certaines activités de ma dernière semaine. Mercredi matin, je suis allé dans un village assez loin, alors, je me suis levé à 3 heures. Jeudi, je suis allé dans un autre village où les gens n'avaient pas vu un prêtre de leur vie dans ce village qui s'appelle le Cipresal. Je me suis levé encore à 3 heures parce que nous partions à 4 heures. J'allais célébrer la messe là-bas. Nous y sommes arrivés à 8 heures 15 minutes.

Vendredi matin, c'était le premier vendredi du mois, je me suis levé encore à 3 heures parce que j'ouvrais l'église à 4 heures. Dans l'après midi, je devais retourner à Los Planes pour aller chercher les 4 jeunes acolytes, parce que le lendemain je les amenais à San Salvador.

De retour, comme je rentrais dans la maison, je reçois un appel d’un professeur de El Socorro. Il me disait qu’en s'en retournant à San Salvador, il s'est fait voler son portefeuille. Il me demandait si je pouvais aller le reconduire près de El Socorro, parce qu'il devait revenir le même jour. Il était 4 heures de l'après-midi. De plus, un frère de Don Moncho est décédé, il fallait que j'aille un peu les rencontrer. Le même soir, à 6 heures, j'avais une réunion dans un barrio.

Le samedi matin, nous partions à 4:30 pour San Salvador parce que le professeur qui avait perdu son portefeuille devait arriver à l'heure de l'ouverture de la Banque pour faire annuler le chèque de sa paye. Après, nous sommes allés voir un film à 10 heures du matin. Je me suis endormi. A un moment donné, j'étais en train de rêver que je ne devais pas me lever en retard parce que nous partions de bonne heure le matin. A un moment donné dans le film, un réveille-matin a sonné et je me suis levé d'une raideur pour aller fermer l'appareil et j'ai failli donner une claque sur la tête de la femme d'en avant.J’imagine qu'à l'arrière de moi, les gens ont pensé que je n’avais pas toute ma tête.

Je vous laisse sur cette histoire vraie et je vous bénis,
Réjean, ptre

Demande de prières 2007-01-22
Bonjour à tous,

Je partirai dans quelques minutes dans le département de Sonsonate parce que nous serons en retraite à partir de midi, et cela, jusqu'à vendredi midi.

Ces quelques mots sont pour vous demander de me porter dans la prière. De mon côté, je vous assure aussi des miennes.

Je vous donnerai d'autres nouvelles lundi prochain.

je vous bénis de tout coeur,

Réjean ptre

Hola! 2006-12-11
Bonjour à tous,

C'est une joie pour moi de venir vous donner quelques nouvelles qui sont bonnes. J'espère que vous allez tous bien et que la santé est bonne.

Ici, nous avons sorti d'un froid terrible. La température à Citalá a baissé à 6º celsius. Puis le temps s'est réchauffé quelques jours. La semaine dernière, il a fait froid mais pas autant que l'autre semaine. Le vent était terrible mais je suis encore vivant.

La fête patronale de l'Immaculée Conception a commencé le 29 novembre à 5 heures p.m. par des chants à la Vierge. Les gens sont venus nombreux, beaucoup par curiosité parce que j'avais annoncé "el descubrimiento" de la Vierge. Tout le devant de l'église était couvert d'un beau tissu rouge. Ainsi les gens ne pouvaient pas voir ce que nous avions fait. À un moment donné, le rideau est tombé et les gens ont applaudi.

À 5 heures 30, ce fut le découvrement de la Vierge. Vous le verrez sur une des photos. Il y avait un genre de meuble sur lequel il y avait une belle rose d'environ un mètre de diamètre. À un moment donné, la Vierge est sortie de la rose bien tranquillement. Les gens pleuraient et, à ce moment précis, notre fête patronale commençait.

À 6 heures, j'ai célébré la messe. C'était tout beau, mais la Vierge était au moins à 2 mètres et demi de hauteur. Les dames ont travaillé pendant une journée et demie pour faire la décoration. Les gens disaient: "Nous avions jamais vu cela à Citalá". Certaines dames me disaient: "J'ai 75 ans et je n'avais jamais vu quelque chose de si beau".

Chose curieuse, j'ai eu de la difficulté à faire accepter cela par le Conseil de Pastorale. J'ai tenu mon bout. Ils n'avaient pas le choix d'accepter. Ils disaient: "On a toujours fait cela de telle façon". Je leur répondais: "C'est vrai, mais cette année ce sera différent". Même le Padre Idelfonso, l'ancien curé de Citalá, est venu voir cela.

Le 6 au soir, après le chapelet, j'avais dit au gens que nous ferions ce qu'on appelle la descente de la Vierge, parce que le 7 au matin, il devait y avoir quelque chose de nouveau. Alors, après le chapelet, il y a eu une bonne demi-heure de chant à la Vierge par toute la chorale et 4 bons musiciens.

A un moment, donné la chorale a chanté:" Adios, Reina del Cielo" (adieu Reine du Ciel) et la Vierge a commencé à descendre et, peu à peu, elle a disparue au milieu de la rose. Une dame est venue me voir et m'a dit: "La Vierge a disparu et ne m'a pas amenée et elle pleurait à gros sanglots". Je lui ai dit: "Ne vous en faites pas, elle va revenir". Cette journée-là, j'avais annoncé aux gens que le 7 et le 8 décembre, la Vierge serait très basse pour que les gens puisent la toucher, la baiser et baiser l'Enfant Jésus qu'elle tient dans ses bras.

Nous avons travaillé jusqu'à 10 heures 30 pour préparer cela afin que tout soit prêt à l'ouverture de l'église à 6 heures du matin.

Vous verrez sur les photos. J'avais tressé un cordon et les gens entraient d'un côté et sortaient de l'autre. Entre les deux cordons, il y avait un bon deux pieds de largeur et nous avons rempli cela de fleurs. Des fleurs, il y en avaient tellement qu'on ne savait presque plus où les mettre. Des citaltèques qui sont aux Etats-Unis et au Canada ont donné l'argent comme c'est la coutume pour acheter les fleurs.

Le 7 décembre, une dame est venue me voir et m'a dit: "J'ai 72 ans, je n'ai jamais pu toucher à la Vierge parce qu'elle était trop haute, mais maintenant j'en profite".

J'ai passé presque toute la journée du 7 dans l'église. Je me tenais à l'arrière et j'étais vraiment touché. Les mamans entraient dans l'église avec leur enfant dans leur bras et prenaient la main de leur petit enfant et touchait à l'Enfant-Jésus. Les gens demeuraient quelques minutes devant la Vierge en mettant leur main sur Elle et revenaient en pleurant. Marie les avait touchés.

J'ai vu le Padre Idelfonso un soir dans la rue. Il m'a dit: "Il paraît que tu veux mettre la Vierge à un autre endroit que de coutume. Je veux te dire que, si tu fais cela, tu n'auras presque pas de dons". Je lui ai répondu: "Ce n'est pas grave, ce que je veux, c'est que les gens puissent toucher à la Vierge". Ceux qui étaient contre cette façon de faire ont été touchés et émus.

Ce qui me touchait beaucoup, c'est que les gens attendaient en file toute la journée du 8 décembre. Il y avait toujours du monde qui attendait pour arriver à la Vierge et, parfois, il y avait une file d'au moins 50 personnes.

Nous laisserons la Vierge à cet endroit jusqu'à vendredi le 15 décembre et, ensuite, nous ferons la crèche de Noël. Pour la première fois, je me servirai du petit village qu'une dame de Saint-Côme m'a fabriquée il y a tois ans.

Hier, dimanche, ce fut la bénédiction de tous les nouveaux responsables de chaque groupe. Ils sont nommés pour deux ans. À l'offertoire, il y a eu l'appel de chacun et la bénédiction. Puis, à la communion, devant Jésus, ils ont fait la promesse d'être fidèle à leur engagement. Je suis allé à Los Planes et ce fut aussi la bénédition de tous les nouveaux responsables. Puis, à la communion, j'ai béni les 4 jeunes servants de messe.

Après la messe, des gens m'ont dit qu'ils n'avaient jamais vu cela. Normalement, ils étaient nommés point. Avec la bénédiction, ils se sentent plus en confiance.

Voilà, je vous laisse sur ces quelques mots et c'est une joie pour moi de vous bénir tous.

Priez pour moi!

Réjean, ptre

!hola! ¿Que tal? 2006-11-27
Bonjour à tous,

J'espère que vous allez tous bien et que la santé est bonne.

Ici, nous nous remettons du froid. Ici, à San Salvador, la température a baissé à 9º celsius. A Citalá, je suis sûr que nous avons baissé à 6º celsius.

Lundi dernier, trois jeunes de San Miguel de Mercedes sont venus passer la semaine à Citalá. Mercredi, nous devions aller à El Socorro. Quand nous sommes arrivés en haut de la montagne, il y avait un vent à écorner les boeufs. Il faisait froid. Un jeune de Las Mercedes m'a dit: "j'ai le nez gelé". J'avais envie de lui dire: Imagine le mien, il doit être plus froid car il est plus long que le tien. Ils sont venus sans manteau, parce qu'à Las Mercedes c'est beaucoup plus chaud. Je leur ai prêté deux gilets de laine que j'avais. Ils étaient vraiment trop longs pour eux, mais ce n'était pas grave, au moins ils avaient un peu plus chaud.

Quant à moi, j'ai mis mon veston d'habit mais, malheureusement, il avait beaucoup diminué car je ne pouvais plus l'attacher.

Normalement, quand nous arrivons à El Socorro, un bon café chaud nous attend. Mais cette fois-ci, les gens n'osaient pas se lever à cause du froid. Nous avons dû attendre une bonne heure pour boire notre café.

Nous sommes partis de Citalá à 4:45 du matin et à 7:40 nous étions en face de l'église de El Socorro. Je pensais aux gens de Saint-Georges et des environs qui se lèvent le mercredi matin à cette heure-là et qui vont prier à l'église de l'Assomption pour les vocations religieuses et sacerdotales.

Nous sommes allés 8 personnes. Heureusement, parce que ce jour-là, nous emportions 125 petits pains, 7 bouteilles de liqueurs de 2 litres 1/2 et 7 paquets de biscuits pour donner aux gens après la messe. Tout cela est très pesant et c'est assez difficile de monter à pied la montagne avec beaucoup de poids.

J'étais content parce tout le monde a mangé et quelques-uns ont reçu 2 pains d'environ 6 pouces de long. C'était la première fois que je faisais cela.

Il y avait plusieurs enfants qui n'avaient même pas de manteau. Ils étaient en chemise à manche courte. Je leur demandais s'ils avaient froid. Ils me disaient "oui". Ils me disaient qu'ils n'avaient pas de manteau. Ici, les mois de décembre et janvier sont vraiment très froids.

Au presbytère, le seul endroit où j'étais un peu bien, c'était dans ma chambre. Dans le salon, comme tout est ouvert, le vent froid passait et ce n'était presque pas endurable. Alors, je suis allé acheter 8 verges de plastique et j'ai tout couvert, comme cela au moins c'était un peu plus chaud. Mais il ventait tellement fort que le plastique se déchirait, mais je le rattachais de nouveau. Depuis deux jours, le temps a réchauffé un peu.

Je disais aux gens dimanche à l'homélie que nous devions supporter ce froid par amour pour Jésus, pour notre conversion et pour la conversion des pécheurs. C'est ce que Marie demande à chaque apparition. Cela ne sert à rien de passer notre temps à se plaindre, il vaut mieux plutôt offrir cela.

Mercredi, le 29 novembre, nous entrons dans la neuvaine de notre fête patronale. L'église sera fermée demain et mercredi parce que nous allons tout préparer.
Mercredi, j'ouvrirai l'église à 4:30 p.m. et, à 5 heures, les deux chorales chanteront des chants à Marie jusqu'à 5:30 p.m. Puis ce sera "El descrubimiento" (le découvrement) de la Vierge; puis, officiellement, commencera notre fête patronale. À 6 heures, ce sera la messe. Tous les jours, il y aura la messe à 10 heures du matin et, le 8 décembre, ce sera la clôture de notre fête patronale. Le soir du 8 décembre, la mairie fera aussi "el descubrimiento" de la Vierge, mais, d'une façon plus grandiose, parce que le tout coûtera plusieurs milliers de dollars.

J'essaierai de filmer ou de faire filmer le tout et vous envoyer un vidéo.

Je vous laisse sur ces quelques mots. Je ne vous souhaite pas un Joyeux Noël, ce sera pour la prochaine fois.

Je vous bénis de tout coeur,

Réjean ptre

Dernières nouvelles. 2006-11-13
Bonjour à tous les amis de Mission El Salvador.

C'est une joie pour moi en ce lundi de prendre quelques instants pour vous donner quelques nouvelles. J'espère que vous allez tous bien.

Je viens d'ajouter trois photos et je veux vous expliquer en quoi consiste les petites maisons qui furent mises devant le Saint-Sacrement durant 40 heures.

Chaque personne qui demandait une petite maison, genre petite banque, mettait toutes ses demandes de prières. La semaine dernière, dans la paroisse, nous avions "les 40 heures". Le Saint-Sacrement est exposé durant 40 heures de suite.

Les 40 heures commençaient par la messe. J'avais demandé aux gens d'amener leur petites maisons et qu'elles seraient placées devant le Saint Sacrement. Avant le début de la messe, j'étais à l'autel et j'ai expliqué aux gens comment nous allions procéder. Il y avait plus de 150 personnes dans l'église et chacune avait sa petite maison. Alors les servants de messe et moi-même avons fait la procession jusqu'à l'arrière de l'église et les gens nous suivaient. Devant le Saint-Sacrement, deux personnes recevaient les petites maisons et les déposaient à l'endroit réservé pour cela. Ce fut pas mal émouvant. Chacun et chacune apportaient ses misères et ses demandes au Seigneur. Sur la première photo, vous voyez le nombre de petites maisons qu'il y a. Toute la nuit l'église fut ouverte et les gens venaient prier.

A partir de six heures, le lendemain matin, ce sont les gens des petits villages qui venaient. Je les recevais à la porte de l'église et je leur expliquais comment nous allions procéder. Les gens entraient en procession en chantant un chant eucharistique, je recevais leur petite maison et je la déposais devant le Saint-Sacrement. C'était beau de voir la foi des gens. Toute la journée, ce fut la même chose jusqu'à 8 heures du soir. Et, à partir de huit heures, ce sont les gens de Citalá qui prenaient la relève. Le lendemain, à 8 heures, plus de 30 personnes de El Socorro sont venues prier devant le Saint-Sacrement. Ils ont dû partir de leur village à 4 heures du matin pour arriver à pied à 8 heures à Citalá.

Les 40 heures ont terminé vendredi le 10 avec la messe de 10 heures. Nous avons laissé les 300 petites maisons jusqu'à dimanche après la messe. Le Saint-Sacrement n'était pas là mais j'ai mis un beau crucifix que Jacques et Colette m'avaient donné comme cadeau d'ordination.

Environ un cinquantaine de personnes avaient mis leurs noms sur la petite maison pour la récupérer après. Les autres maisons, je les apporterai aux Soeurs Missionnaires du Sacré Coeur à San Salvador. Ce sont elles qui nous avaient donné ces petites maisons. Elles continueront de prier pour toutes ces intentions.

J'avais aussi ma petite maison. Et vous étiez tous dedans. Il y avait de la place pour tout le monde. Je suis sûr que le Seigneur a fait des miracles pendant ces 40 heures parce que je l'ai vu dans les confessions.

Avant les 40 heures, j'ai passé quelques jours à me demander comment nous allions placer toutes ces petites maisons. On ne pouvait pas, par respect, les mettre sur le plancher. Elles n'entraient pas toutes aussi devant le Saint Sacrement. Alors, un samedi après la messe, j'ai eu une idée et j'ai fabriqué, avec le bois que j'ai pu trouver, ces deux petits meubles que vous voyez sur les photos. Il y avait de la place pour 350 petites maisons. Alors, je peux conclure que sur la dernière photo que vous voyez, il y avait 320 petites maisons environ. J'en avais remises 350.

Il y avait une boîte et les gens donnaient une offrande. Cette offrande-là allait aux Religieuses Missionnaires du Sacré-Coeur qui sont cloîtrées. Elles sont en train de construire une maison de prières dans un quartier de San Salvador où il y a le plus de meurtres. Il y a toujours une soeur, jour et nuit, qui prie devant le Saint-Sacrement pour que cette violence cesse au El Salvador. À tous les jours, il y a entre 12 et 15 meurtres. Evidemment, il y a beaucoup de meurtres qui ne sont pas annoncés. La réalité est le double. Cette offrande-là, c'est pour leur aider.

Je voulais vous annoncer cette bonne nouvelle. Vous étiez tous devant le Saint-Sacrement durant les 40 heures. Je ne vous connais pas tous mais le Seigneur vous connaît.

Alors, c'est une joie pour moi de vous bénir au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Amen
aussi pour vos prières.
Réjean ptre

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