Jeudi, 18 septembre 2008
Posté par Fernand Lachance
La conscience« Mais la lettre, c’est vous, une lettre qui est tout à l’intérieur, mais que tout le monde peut lire et comprendre. Vous êtes une lettre du Christ… l’Esprit du Dieu vivant en a  été l’encre, elle n’était pas gravée sur des tablettes de pierre, mais dans des coeurs humains. » 2 Co 3,2-3Comme une lettre… juste pour vous            La conscience « Cependant, nous avons reconnu que l’on ne reçoit pas la droiture du coeur par la pratique de la Loi, mais par la foi en Jésus le Christ. »[1] Jésus n'est pas venu abolir la Loi, mais il s'est appliqué à l'accomplir par la parole, par l'exemple et par l'amour jusqu'à son dernier souffle. Il a remis à sa juste place l'enseignement basé sur le Décalogue : « il a détruit dans son propre corps la Loi avec ses commandements mis en formules, il a fait la paix… »[2]  À son exemple, nous qui vivons toutes sortes d'épreuves, nous pouvons faire la paix avec les tiraillements de notre corps mortel. Cette paix que nous nous offrons met du baume sur notre esprit. Sur un lit de misère, la Loi ancienne n'a plus sa place pour celui qui s'offre entièrement et qui a disposé de ses péchés et de ses scrupules accablants. Accablements injustifiés puisque « Lui était toujours tendresse et compassion, il pardonnait la faute plutôt que de les perdre.»[3] Jésus nous a raconté la parabole du jeune homme riche à qui il recommande de suivre les commandements, puis d'aimer. Et si tu veux encore plus me plaire, vends tout et suis-moi. Vendre tout, c'est diminuer la course aux besoins que l'esprit du monde dépose à la porte de notre coeur. Innocemment, nous goûtons à ce fruit qui assoiffe.  Jésus ajoute : « Ensuite, reviens et suis-moi. »[4] « Ensuite » ensuite, si je ne me suis pas rendu craintif de partager le repas du pauvre, si je n'ai pas été dégoûté de coucher dans le lit du miséreux, si je n'ai pas refusé de serrer la main de l'indigent, si je n'ai pas eu honte de n'être qu'un pauvre témoin j'aurai un regard surpris et une oreille encore plus étonnée de percevoir que le lit, le repas et la main appartenaient à Jésus lui-même. « Maître, nous avons tout laissé pour te suivre : y aura-t-il quelque chose pour nous? »[5] J'entends sa réponse et la joie me retourne intérieurement comme à la vue de l'arc-en-ciel, de la première neige ou devant un coucher de soleil. Les commandements mis en formule, comme l'écrit l'apôtre Paul, ne nous justifient pas. Certes, nous avons bonne conscience en les suivant. Seule la foi opérant par la charité nous rend conscients de la profondeur de l'Amour Divin. Pourtant, la foi seule ne nous ouvre pas toujours à notre réalité de fils de Roi. Nous devons sans cesse prier pour obtenir cette lumière nécessaire pour que germe le grain de la Bonne Nouvelle. Nous vivrons, avec cette nourriture ce que l'apôtre Paul a lui-même vécut : « Qu’il illumine le regard de votre coeur! Vous saurez alors quelle espérance s’offre à vous à la suite de son appel, et quel riche héritage, quelle gloire il a réservée à ses saints, et quelle force extraordinaire il met en oeuvre pour nous qui croyons. C’est la même énergie toute-puissante qui a agi dans le Christ quand il l’a ressuscité d’entre les morts… [6]» Un vécu tout intérieur illuminé. Un savoir, une espérance, un héritage à nous offert avec une force divine qui établit notre conscience.   Selon moi, l'Église s'appuie sur cette parole de Paul pour reconnaitre la primauté de notre conscience. « Au milieu de ces nations, il n’y aura pour toi ni paix ni repos. Yahvé te donnera là -bas un coeur craintif, des yeux sans vie et un esprit inquiet. Ta vie ne tiendra qu’à un fil, tu seras angoissé de nuit et de jour, tu ne croiras plus à l’avenir. Le matin tu diras : « Vivement la nuit! » Et le soir tu diras : « Vivement le matin! » Car l’angoisse obsédera ton coeur à cause de ce que verront tes yeux.[7] » Alors, il en va de notre vitalité spirituelle de forger, d'affiner notre conscience afin de ne pas nous inquiéter comme ceux dont parle l'Écriture. Veritatis Splendor nous dit ceci : « L'agir est moralement bon quand les choix libres sont conformes au vrai bien de l'homme. »  Je dois me fixer sur la primauté de ma conscience, pas n'importe laquelle, surtout pas sur celle semblable à la tranquillité de l'eau dormante. Elle dirige droit au gouffre. Jacques Bénigne Bossuet écrivait ceci : « Avec une conscience aussi tranquille pourrons-nous ajouter : « J’espère en sa miséricorde? » Et comment pourrions-nous espérer en ce Dieu Miséricordieux sans la foi, cette force vive « la même énergie toute-puissante qui a agi dans le Christ quand il l’a ressuscité d’entre les morts… »? Et si notre conscience venait à nous trahir. Si nous en venions à ne plus l'accorder avec celle qui a communié à la même table de la sainte Parole, celle-là même, qui accomplit le sacrifice et le don de Jésus, alors que nous resterait-il donc? Il nous resterait cette parole : « Vous saurez alors quelle espérance s’offre à vous à la suite de son appel. » Une telle espérance est permise à l'humain dont la conscience est sûre : « Nous pouvons donc nous présenter avec assurance là où siège la Grâce : miséricorde nous sera faite et grâce nous sera donnée, et le secours viendra au moment voulu. »[8] Vends tout et tu verras que : « Me voilà devant la porte et je frappe; celui qui entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui et je mangerai avec lui, et lui avec moi. »[9] Jésus apportes-tu le repas ou dois-je le préparer? Laisse-moi vendre tout et t’offrir ce que je peux comme repas. Oui, je vendrai tout ce qui me reste pour toi et je pourrai ainsi t'offrir le maigre repas de ma fragilité. Je vendrai tout… je me délesterai de mon inutile dureté de coeur envers moi-même me livrant tout entier à l'Esprit de Jésus qui s'est engravé en mon esprit. Je céderai au plus offrant mes regrets, mes inquiétudes, mes scrupules, mes soucis, mes mesquineries et encore plus mes lâchetés, mes paroles dures et mes remords conjugués à tous les temps. Mais qui donc en voudrait? Tu vois Jésus, je ferai de tout cela un maigre repas si tu ne daignes les accueillir. Je veux croire en toi qui est abondance. La pire peur, un grand péché serait de croire que Jésus, à l'instar des humains, puisse nous déconsidérer, nous rejeter, nous damner. Certes, tout lui est soumis. Il a reçu, du Père Éternel, le pouvoir de juger et de départager ceux qui l’ont suivi de ceux qui se sont perdus en accueillant le Mal tapi dans un recoin de leur conscience mal avisée. Le Mal ne peut m'attendre si je suis mon Sauveur et si au jugement je peux prononcer un oui bien audible. C'est de son sang que le Véritable Agneau Pascal nous a marqués.  « Le sang sur vos maisons sera le signe que vous êtes là . Lorsque je verrai le sang, je passerai plus loin, de sorte que je frapperai l’Égypte sans que vous soyez touchés. »[10] Je ne crains rien ni de lui ouvrir ma porte malgré qu'il me reste du ménage à faire. Cette peur atroce d'être perdu témoigne de notre piètre amour pour notre Sauveur.  Être consacré de coeur à Marie enlève la peur de sombrer. Elle nous dit et nous redira, comme au serviteur lors des noces de Cana : faites tout ce qu'il vous dira. Nous pouvons demander à Marie de nous partager la joie sereine de sa conscience sans tache. Nous pouvons demander à Marie d'être notre soutien et de se manifester au coeur du regard du prêtre qui reçoit notre confession. Elle y a sa place, car au centre de la réconciliation se situe la folie de la croix. Et Jésus répète inlassablement cette phrase à la Mère: «« Femme, voici ton fils. » Ensuite il dit au disciple : « Voici ta mère. » Et à partir de ce moment, le disciple la reçut chez lui. »[11] ∞∞∞∞∞∞∞ Si vous le désirez, vous pouvez m'écrire à mon adresse courriel : poetiste@hotmail.com . Ceux qui veulent un se procurer le plan annuel pour vous enrichir et lire en son entier la Bible. Communiquez avec moi. Il me fera plaisir de vous faire parvenir l'adresse internet où vous le procurer. Les extraits sont de la Bible des peuples. Ce texte n'engage que moi. © Fernand Lachance. Rétroliens
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