Mercredi, 27 août 2008
Posté par Fernand Lachance
Un visage d'argile« Mais la lettre, c’est vous, une lettre qui est tout à l’intérieur, mais que tout le monde peut lire et comprendre. Vous êtes une lettre du Christ… l’Esprit du Dieu vivant en a été l’encre, elle n’était pas gravée sur des tablettes de pierre, mais dans des cœurs humains. » 2 Co 3,2-3Comme une lettre… juste pour vous « Malheur à moi si je n’annonçais pas l’Évangile. »[1] Oui, ce serait un grand malheur pour moi de taire cette Bonne Nouvelle. Le feu de mon cœur serait privé d'oxygène. Et si je ne pouvais plus rendre compte de ce que mon cœur ressent… alors se présenteraient d'autres moyens, mais jamais je ne me priverais de communier à la Présence du corps et du sang de Jésus bien présent dans cette Parole. N'est-ce pas Origène, un des pères de l'Église, qui affirmait : « Ego Corpus Iesu Evangelium puto » (je considère l'Évangile comme le Corps de Jésus) ?  Nous ne devons pas craindre de témoigner : l'interprète est là en nous tous. « Nous avons tous reçu l’Esprit de vérité.[2] » Et le pape Jean-Paul II, dans son encyclique « Veritatis Splendor écrit ceci : « l'ensemble de fidèles ayant l'onction ne peut se tromper dans la foi; ce don particulier qu'ils possèdent, ils le manifestent par le moyen du sens surnaturel de foi qui est celui du peuple tout entier, lorsque, " des évêques jusqu'aux derniers des fidèles laïcs ", ils apportent aux vérités concernant la foi et les mœurs un consentement universel.» Voilà qui me rassure pour exprimer ma foi, en faire un simple petit témoignage. Je prends au sérieux ce rôle de partager humblement ce que me dit mon cœur au sujet de la Parole. Il m'est possible de me tromper, car, hélas je ne suis pas toujours totalement fidèle à cette onction reçue. Être fidèle, pour moi, c'est lire la Bible. Les amoureux de la Parole continueront à être affamés et assoiffés devant ce divin repas. Toujours!? Oui, à cause de notre nature imparfaite.  Il nous manque la vision de Jésus qui nous invite à creuser le plus souvent possible dans la Tradition, dans l'héritage des textes reconnus par l'Église. C'est ainsi qu'Il parlait aux foules sans se lasser : « par beaucoup de paraboles semblables, il leur annonçait la Parole, s’adaptant à la capacité de leur intelligence. »[3] Mais à eux : « il expliquait tout à ses disciples en particulier. »[4] Le texte de la Bible est encore en parabole, mais le Christ, le Ressuscité a tenu parole en nous envoyant son Esprit. Pourtant, nous sommes troublés dans notre compréhension.  Nous avons besoin de cette explication donnée à ses disciples.   Alors, les disciples de l’Église, sont là pleins de toute la Sagesse de la Trinité. L’Église est là disponible. Pourtant, elle ne fait pas tout à notre place. Nous avons une part à faire. Communions à l'Eucharistie et abreuvons-nous aux mots de la Parole. Et un beau matin rien ne nous paraîtra plus enviable qu'un aliment si Divin, écrit avec des mots d'homme. Et comme le Psalmiste, nous proclamerons : « Je réveille ma foi aux paroles de Dieu, je reprends foi en la parole du Seigneur. »[5] J'ai désormais un besoin vital de lire la Parole. Suivre Jésus oblige à être fidèle à l'entièreté de l'enseignement du Magistère. Ce n'est pas nécessairement être en accord, mais c'est m'accorder au Crédo de l'Église déjà en contact avec le feu de l'Esprit. Qui sait quand la moisson sera prête? L'Esprit ne manque pas de moyens, pour répondre à notre prière et aux besoins de changements que notre temps commande, croyons-nous. Le père Yves Girard me disait : « Si tu as envie de critiquer l'Église, tu peux le faire… à la condition d'être prêt à mourir pour cette Église. » L' église ne se moulera jamais aux recettes du « monde ». Elle doit simplement être fidèle au Maître le Christ Jésus. Je dois obéir aux lois de l'Église et à celle de Dieu. Bien sûr! mais si j'observe les lois sans voir Jésus j'oppose mes mérites de pratiquants au sacrifice ultime de Jésus sur la Croix. Je me fais croire que je me sauve moi-même par mes pratiques. C'est là , selon moi, le plus grand péché : imaginer que ce j'observe ou ce que je me refuse à faire peut me sauver. J'en viens à me faire un choix entre ce que j'observe et ce que je rejette et grâce à cela je me justifie. L'apôtre affirmait : « Tout cela n’était que des ombres, et la réalité c’est la personne du Christ.  Donc, ne vous laissez pas intimider par ceux qui viennent avec une religion de courbettes et le culte des anges. Ces gens-là ne croient qu’à leurs propres visions, et ils sont fiers bien à tort de leurs théories tout humaines. Si, avec le Christ, vous êtes morts à tous les règlements du monde, comment peut-on vous faire la leçon comme si vous y viviez encore :  ne prends pas… n’y goûte pas… n’y touche pas… ! Il s’agit toujours de choses qu’on utilise, des choses périssables, et l'on reconnaît bien là les obligations et les doctrines humaines.  Tout cela paraît sage, très religieux et très humble, avec un grand mépris pour le corps. Mais c’est inefficace quand la chair se rebelle. » [6] Une chance que c'est saint Paul qui affirme cela. J'en suis tout surpris. Moi frileux de l'observance. La femme adultère y aurait goûté… heureusement, Jésus était là . Qu'a-t-il fait ? Il s'est placé à la hauteur de la personne coupable, il a écrit sa sentence sur de la poussière. Une façon de lui exprimer qu'il ne la condamnait pas. Il avait fait de cette même terre un baume de guérison. Il sauve la pécheresse et elle voit ce Jésus qui l'aime. Cependant, par amour et avec un infini respect de tout notre être agissons en conformité avec notre cœur.  Enfin libre! et pourtant occupé à nettoyer le terreau de notre esprit.  « Faites donc mourir ce qui en vous est encore de la terre : liberté sexuelle, impureté, passions, mauvais désirs, et l’amour de l’argent qui est une forme d’idolâtrie.  Car tout cela attire la colère de Dieu. »[7] Voir Jésus, voir l'essentiel, faire de notre mieux. Faire de notre mieux en demandant au Christ de nous montrer son chemin. La Bible en est l'itinéraire et le but qui nous envoient en mission : chercher sa face. Chercher sa face et lui montrer notre visage d'argile qui s'embellit au contact de son Créateur.  Un visage qui se transforme et des yeux qui brillent comme : « les yeux du Seigneur, mille fois plus lumineux que le soleil, qui observent toutes nos conduites et voient jusque dans les lieux les plus secrets! »[8] Tout de même, nous observons bien notre malaise devant notre conscience ou est-ce l'inverse? Le malaise inquiète notre conscience. Et notre conscience met un éclairage sur ce malaise. Et si nous lui sommes dociles, celle-ci saura toujours remonter à la hauteur de notre esprit là où l'Esprit intercédera pour nous. « Alors, finit la crainte : vous n’avez pas reçu un esprit d’esclaves mais un esprit de fils; c’est lui qui nous pousse à appeler : « Papa! Père! » L'Esprit assiste notre esprit et lui redit que nous sommes enfants de Dieu. »[9]  « Et c’est la raison pour laquelle je veux réveiller et raviver le don de Dieu que tu as reçu quand je t’ai imposé les mains. L’esprit que Dieu nous a donné n’est pas timidité, mais force, amour et maîtrise de soi. [10]» Ô Esprit-Saint hâte-toi de venir semer ma terre, donne-moi de comprendre la mission que tu m'as donnée. Faire fructifier tes dons en me plaçant dans le sillage de ta Parole. Ramène-moi toujours à l'essentiel : être ton enfant et tendre les bras vers toi. Terre promise que ta Parole, je creuse et j'y trouve un trésor. « Le Royaume des Cieux est comme un trésor caché dans un champ. Celui qui l’a trouvé referme aussitôt la cachette; c’est pour lui une telle joie qu’il s’en va vendre tout ce qu’il a et il achète ce champ. »[11] Ta main, Jésus, y a creusé de larges sillons pour déposer la graine vivante de ton témoignage. Le champ, un héritage gaspillé. Tout vendre, de tout sacrifier. Juste croire! Croire en la Parole puissante et toucher le Père. Revenir des champs et être attendu les bras ouverts par le Père. « Les soldats réquisitionnèrent un homme qui passait par là en revenant des champs : c’était Simon de Cyrène prêt à porter la croix. »[12] Prêt à porter cette croix et offrir à Jésus notre pauvre miséricorde. ∞∞∞∞∞∞∞ Si vous le désirez, vous pouvez m'écrire à mon adresse courriel : poetiste@hotmail.com . Ceux qui veulent se procurer le plan annuel pour vous enrichir et lire en son entier la Bible. Communiquez avec moi. Il me fera plaisir de vous faire parvenir l'adresse internet où vous le procurer. Les extraits sont de la Bible des peuples. Ce texte n'engage que moi. © Fernand Lachance. Rétroliens
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