« Mais la lettre, c’est vous, une lettre qui est tout à l’intérieur, mais que tout le monde peut lire et comprendre. Vous êtes une lettre du Christ… l’Esprit du Dieu vivant en a été l’encre, elle n’était pas gravée sur des tablettes de pierre, mais dans des cœurs humains. » 2 Co 3,2-3
Comme une lettre… juste pour vous
Me voilà devant la porte et je frappe ;
celui qui entend ma voix et
ouvre la porte,
j’entrerai chez lui et
je mangerai avec lui, et
lui avec moi.[1]
Cette promesse de l’Esprit de Dieu est une invitation à ne pas laisser à la porte Celui qui mérite tout notre respect. L’Esprit-Saint est à ma porte il frappe.
Et moi je suis sourd à son appel.
Ah! Bien sûr, je m’efforce à respecter les commandements de Dieu; de suivre la tradition de foi, et de mes ancêtres, et de l’Église apostolique.
Le plus beau cadeau que Jésus et Marie m’ont fait, c’est de connaître mon amie du Maroc. Elle est de religion musulmane. Sa foi est extraordinaire. Elle est convaincue et très croyante. Elle n'a jamais tenté de me convertir à sa foi, mais ses mots toujours justes ont fait d’elle, dans ma vie, une semence dont j'ignore l'abondance de la récolte. Le doute salutaire m'est venu. Mes fondations ont été réparées. Ma maison tiendra.
Curieusement, oserais-je l'affirmer, l'Esprit-Saint s'est servi de sa petite main pour me faire signe. L'Esprit de mon Créateur frappe à ma porte. Je peux, dans la foi, lui ouvrir la porte.
Ouf! Attendez un peu, mon Seigneur, je dois me ramasser un peu, faire le ménage, avant de vous recevoir. Je ne suis pas digne de vous recevoir. Qu’ai-je à vous offrir Trinité Sainte?
Mais il frappait toujours… je lui ai ouvert un peu, j'ai entrebâillé la porte. Et je l'ai vu chargé de cadeaux. Les yeux dans les yeux ont suffi. Je ne pouvais le laisser attendre. Il s'invite à manger chez moi. Moi avec lui, lui avec moi.
Beau rêve que celui-là. Je résiste tant et si bien à son amour. Ma deuxième serrure ne s’ouvre que de l'intérieure. Elle est ma liberté. Si j'ouvre, Lui entrera. Si je n'ouvre pas, je demeurerai prisonnier. La deuxième serrure est liberté ou prison.
Liberté : le laisser naviguer durant mes tempêtes.
Prison : prendre la tasse et vider l'eau qui s'accumule de peur de couler.
Liberté : reconnaître Jésus qui me dépasse, prend le vent en main, l'épuise jusqu'à rendre la mer belle.
Prison : est-ce un fantôme? Douter!
Il marchait sur les eaux et semblait vouloir les dépasser.
Le voyant marcher sur la mer, ils crurent que c’était un fantôme et ils se mirent à avoir peur. [2]
Liberté : le désirer intimement. Si Jésus peut marcher sur les eaux : Il a déployé, tout seul, la voûte aux étoiles,
il chemine sur le plancher des eaux.[3]
Prison : il marche sur les eaux : pourquoi pas moi? Accepter de rejoindre Jésus mais, douter à la première occasion et : « il marche sur l’eau et s’approche de Jésus. Mais il voit que le vent est fort et il a peur, et comme il commence à s’enfoncer, il crie : « Seigneur, sauve-moi! » »[4]
Liberté : je sais nager, mais ma vie me pèse et je coule sous mon fardeau.
Prison : je suis libre de surnager.
Liberté : crier au secours, tendre les bras, me libérer de mon joug. « Tout de suite, Jésus leur parla : « Remettez-vous, c’est moi, ne craignez pas ! »»[5]
TOUT DE SUITE… quelle belle suite de mots pour exprimer la rapidité que Jésus met à nous tendre la main. Quand je repense aux noces de Cana, je revois Marie qui lui exprime un besoin pressant. Il leur manquait du vin. Tout de suite Jésus répond. Demander de l'aide à Marie n’est pas un outrage fait à Jésus. L’ange a demandé à Marie et le Magnificat de Marie nous a donné notre Sauveur. Dernièrement, une personne qui venait d'entrer chez-moi, pour mon bail, me dit : « j’ai reçu une médaille de Marie et elle m’a joué un tour. J’avais demandé un emploi stable. J'ai eu l'emploi, mais une grande instabilité dans ma vie. » Je lui ai donné une médaille de Marie Auxiliatrice et à peine une semaine plus tard elle accepte un emploi mieux rémunéré au gouvernement incluant une grande stabilité.
Marie, cette personne parle de toi. J'en suis très heureux. Quel cadeau tu lui as obtenu par Jésus. Mais Marie je viens de comprendre que moi aussi j'ai reçu. Jésus n'a pas donné juste un peu vin aux invités de la noce : 6 bacs de 100 à 150 litres. Le vin était à son meilleur et gratuit pour tous. Marie demande à Jésus. Marie me suggère : « Faites tout ce qu’il vous dira. »
Pourquoi prier Marie? Pourquoi ne pas demander directement à Dieu, à Jésus, à l'Esprit Saint? Le Christ sur la croix a fait de nous ses enfants et de Marie notre mère spirituelle. Et puis dans le désordre où se trouve mon logis intérieur, Marie me rassure. Elle ne garde rien pour elle. Elle est déjà comblée de grâce. Marie me suggère juste de suivre les conseils de Jésus. En suis-je capable ? Jésus comment te recevoir, t'entendre frapper et oser t'ouvrir. Je n'en suis pas digne… dis seulement une parole : Jésus.
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Les extraits sont de la Bible des peuples. Ce texte n'engage que moi. © Fernand Lachance.