Mercredi, 27 août 2008Un visage d'argile« Mais la lettre, câest vous, une lettre qui est tout Ă lâintĂ©rieur, mais que tout le monde peut lire et comprendre. Vous ĂȘtes une lettre du Christ⊠lâEsprit du Dieu vivant en a étĂ© lâencre, elle nâĂ©tait pas gravĂ©e sur des tablettes de pierre, mais dans des cĆurs humains. » 2 Co 3,2-3Comme une lettre⊠juste pour vous « Malheur Ă moi si je nâannonçais pas lâĂvangile. »[1] Oui, ce serait un grand malheur pour moi de taire cette Bonne Nouvelle. Le feu de mon cĆur serait privĂ© d'oxygĂšne. Et si je ne pouvais plus rendre compte de ce que mon cĆur ressent⊠alors se prĂ©senteraient d'autres moyens, mais jamais je ne me priverais de communier Ă la PrĂ©sence du corps et du sang de JĂ©sus bien prĂ©sent dans cette Parole. N'est-ce pas OrigĂšne, un des pĂšres de l'Ăglise, qui affirmait : « Ego Corpus Iesu Evangelium puto » (je considĂšre l'Ăvangile comme le Corps de JĂ©sus) ?  Nous ne devons pas craindre de tĂ©moigner : l'interprĂšte est lĂ en nous tous. « Nous avons tous reçu lâEsprit de vĂ©ritĂ©.[2] » Et le pape Jean-Paul II, dans son encyclique « Veritatis Splendor Ă©crit ceci : « l'ensemble de fidĂšles ayant l'onction ne peut se tromper dans la foi; ce don particulier qu'ils possĂšdent, ils le manifestent par le moyen du sens surnaturel de foi qui est celui du peuple tout entier, lorsque, " des Ă©vĂȘques jusqu'aux derniers des fidĂšles laĂŻcs ", ils apportent aux vĂ©ritĂ©s concernant la foi et les mĆurs un consentement universel.» VoilĂ qui me rassure pour exprimer ma foi, en faire un simple petit tĂ©moignage. Je prends au sĂ©rieux ce rĂŽle de partager humblement ce que me dit mon cĆur au sujet de la Parole. Il m'est possible de me tromper, car, hĂ©las je ne suis pas toujours totalement fidĂšle Ă cette onction reçue. Ătre fidĂšle, pour moi, c'est lire la Bible. Les amoureux de la Parole continueront Ă ĂȘtre affamĂ©s et assoiffĂ©s devant ce divin repas. Toujours!? Oui, Ă cause de notre nature imparfaite.  Il nous manque la vision de JĂ©sus qui nous invite Ă creuser le plus souvent possible dans la Tradition, dans l'hĂ©ritage des textes reconnus par l'Ăglise. C'est ainsi qu'Il parlait aux foules sans se lasser : « par beaucoup de paraboles semblables, il leur annonçait la Parole, sâadaptant Ă la capacitĂ© de leur intelligence. »[3] Mais Ă eux : « il expliquait tout Ă ses disciples en particulier. »[4] Le texte de la Bible est encore en parabole, mais le Christ, le RessuscitĂ© a tenu parole en nous envoyant son Esprit. Pourtant, nous sommes troublĂ©s dans notre comprĂ©hension.  Nous avons besoin de cette explication donnĂ©e Ă ses disciples.   Alors, les disciples de lâĂglise, sont lĂ pleins de toute la Sagesse de la TrinitĂ©. LâĂglise est lĂ disponible. Pourtant, elle ne fait pas tout Ă notre place. Nous avons une part Ă faire. Communions Ă l'Eucharistie et abreuvons-nous aux mots de la Parole. Et un beau matin rien ne nous paraĂźtra plus enviable qu'un aliment si Divin, Ă©crit avec des mots d'homme. Et comme le Psalmiste, nous proclamerons : « Je rĂ©veille ma foi aux paroles de Dieu, je reprends foi en la parole du Seigneur. »[5] J'ai dĂ©sormais un besoin vital de lire la Parole. Suivre JĂ©sus oblige Ă ĂȘtre fidĂšle Ă l'entiĂšretĂ© de l'enseignement du MagistĂšre. Ce n'est pas nĂ©cessairement ĂȘtre en accord, mais c'est m'accorder au CrĂ©do de l'Ăglise dĂ©jĂ en contact avec le feu de l'Esprit. Qui sait quand la moisson sera prĂȘte? L'Esprit ne manque pas de moyens, pour rĂ©pondre Ă notre priĂšre et aux besoins de changements que notre temps commande, croyons-nous. Le pĂšre Yves Girard me disait : « Si tu as envie de critiquer l'Ăglise, tu peux le faire⊠à la condition d'ĂȘtre prĂȘt Ă mourir pour cette Ăglise. » L' Ă©glise ne se moulera jamais aux recettes du « monde ». Elle doit simplement ĂȘtre fidĂšle au MaĂźtre le Christ JĂ©sus. Je dois obĂ©ir aux lois de l'Ăglise et Ă celle de Dieu. Bien sĂ»r! mais si j'observe les lois sans voir JĂ©sus j'oppose mes mĂ©rites de pratiquants au sacrifice ultime de JĂ©sus sur la Croix. Je me fais croire que je me sauve moi-mĂȘme par mes pratiques. C'est lĂ , selon moi, le plus grand pĂ©ché : imaginer que ce j'observe ou ce que je me refuse Ă faire peut me sauver. J'en viens Ă me faire un choix entre ce que j'observe et ce que je rejette et grĂące Ă cela je me justifie. L'apĂŽtre affirmait : « Tout cela nâĂ©tait que des ombres, et la rĂ©alitĂ© câest la personne du Christ.  Donc, ne vous laissez pas intimider par ceux qui viennent avec une religion de courbettes et le culte des anges. Ces gens-lĂ ne croient quâĂ leurs propres visions, et ils sont fiers bien Ă tort de leurs thĂ©ories tout humaines. Si, avec le Christ, vous ĂȘtes morts Ă tous les rĂšglements du monde, comment peut-on vous faire la leçon comme si vous y viviez encore :  ne prends pas⊠nây goĂ»te pas⊠nây touche pasâŠÂ ! Il sâagit toujours de choses quâon utilise, des choses pĂ©rissables, et l'on reconnaĂźt bien lĂ les obligations et les doctrines humaines.  Tout cela paraĂźt sage, trĂšs religieux et trĂšs humble, avec un grand mĂ©pris pour le corps. Mais câest inefficace quand la chair se rebelle. » [6] Une chance que c'est saint Paul qui affirme cela. J'en suis tout surpris. Moi frileux de l'observance. La femme adultĂšre y aurait goĂ»té⊠heureusement, JĂ©sus Ă©tait lĂ . Qu'a-t-il fait ? Il s'est placĂ© Ă la hauteur de la personne coupable, il a Ă©crit sa sentence sur de la poussiĂšre. Une façon de lui exprimer qu'il ne la condamnait pas. Il avait fait de cette mĂȘme terre un baume de guĂ©rison. Il sauve la pĂ©cheresse et elle voit ce JĂ©sus qui l'aime. Cependant, par amour et avec un infini respect de tout notre ĂȘtre agissons en conformitĂ© avec notre cĆur.  Enfin libre! et pourtant occupĂ© Ă nettoyer le terreau de notre esprit.  « Faites donc mourir ce qui en vous est encore de la terre : libertĂ© sexuelle, impuretĂ©, passions, mauvais dĂ©sirs, et lâamour de lâargent qui est une forme dâidolĂątrie.  Car tout cela attire la colĂšre de Dieu. »[7] Voir JĂ©sus, voir l'essentiel, faire de notre mieux. Faire de notre mieux en demandant au Christ de nous montrer son chemin. La Bible en est l'itinĂ©raire et le but qui nous envoient en mission : chercher sa face. Chercher sa face et lui montrer notre visage d'argile qui s'embellit au contact de son CrĂ©ateur.  Un visage qui se transforme et des yeux qui brillent comme : « les yeux du Seigneur, mille fois plus lumineux que le soleil, qui observent toutes nos conduites et voient jusque dans les lieux les plus secrets! »[8] Tout de mĂȘme, nous observons bien notre malaise devant notre conscience ou est-ce l'inverse? Le malaise inquiĂšte notre conscience. Et notre conscience met un Ă©clairage sur ce malaise. Et si nous lui sommes dociles, celle-ci saura toujours remonter Ă la hauteur de notre esprit lĂ oĂč l'Esprit intercĂ©dera pour nous. « Alors, finit la crainte : vous nâavez pas reçu un esprit dâesclaves mais un esprit de fils; câest lui qui nous pousse Ă appeler : « Papa! PĂšre! » L'Esprit assiste notre esprit et lui redit que nous sommes enfants de Dieu. »[9]  « Et câest la raison pour laquelle je veux rĂ©veiller et raviver le don de Dieu que tu as reçu quand je tâai imposĂ© les mains. Lâesprit que Dieu nous a donnĂ© nâest pas timiditĂ©, mais force, amour et maĂźtrise de soi. [10]» Ă Esprit-Saint hĂąte-toi de venir semer ma terre, donne-moi de comprendre la mission que tu m'as donnĂ©e. Faire fructifier tes dons en me plaçant dans le sillage de ta Parole. RamĂšne-moi toujours Ă l'essentiel : ĂȘtre ton enfant et tendre les bras vers toi. Terre promise que ta Parole, je creuse et j'y trouve un trĂ©sor. « Le Royaume des Cieux est comme un trĂ©sor cachĂ© dans un champ. Celui qui lâa trouvĂ© referme aussitĂŽt la cachette; câest pour lui une telle joie quâil sâen va vendre tout ce quâil a et il achĂšte ce champ. »[11] Ta main, JĂ©sus, y a creusĂ© de larges sillons pour dĂ©poser la graine vivante de ton tĂ©moignage. Le champ, un hĂ©ritage gaspillĂ©. Tout vendre, de tout sacrifier. Juste croire! Croire en la Parole puissante et toucher le PĂšre. Revenir des champs et ĂȘtre attendu les bras ouverts par le PĂšre. « Les soldats rĂ©quisitionnĂšrent un homme qui passait par lĂ en revenant des champs : câĂ©tait Simon de CyrĂšne prĂȘt Ă porter la croix. »[12] PrĂȘt Ă porter cette croix et offrir Ă JĂ©sus notre pauvre misĂ©ricorde. âââââââ Si vous le dĂ©sirez, vous pouvez m'Ă©crire Ă mon adresse courriel : poetiste@hotmail.com . Ceux qui veulent se procurer le plan annuel pour vous enrichir et lire en son entier la Bible. Communiquez avec moi. Il me fera plaisir de vous faire parvenir l'adresse internet oĂč vous le procurer. Les extraits sont de la Bible des peuples. Ce texte n'engage que moi. © Fernand Lachance. |
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