« Mais la lettre, c’est vous, une lettre qui est tout à l’intérieur, mais que tout le monde peut lire et comprendre. Vous êtes une lettre du Christ… l’Esprit du Dieu vivant en a été l’encre, elle n’était pas gravée sur des tablettes de pierre, mais dans des cœurs humains. » 2 Co 3,2-3
Comme une lettre… juste pour vous
Sur l’humilité
Que dirais-je à une statue qui essaierait, à force d’orgueil, de se bomber le torse? Je lui suggérerais de bien regarder ce que déposent les oiseaux sur la tête de ses précieuses voisines. C’est ainsi que je ne voudrais pas d’une gloire personnelle pour ce que j’écris sur ce blogue. Quoi que vous fassiez, dit Saint-Paul, faites-le pour la gloire de Dieu.
Je ne suis pas bibliste. En fait, je suis un amoureux de la Parole. Je pense que lire la parole est une vocation. Et tous nous y sommes conviés. Tout comme il y a vocation, pour l’infirmier, pour le professeur et pour beaucoup d’autres choix de vie quand c’est un mouvement intérieur, une réponse à un mouvement intérieur.
Tout n’est pas clair pour mes motivations de base en 2003 pour lire. En fait, oui, j’ai dû ressentir une vive impulsion comme la mise en mouvement du balancier qui ne s’arrêtera plus jusqu’à la fin de ma vie. Je ne saurais plus lire. Je ne saurais tracer des mots sur le papier. Je ne saurais par perte d’esprit reconnaître tout mot. Je ne saurais plus marcher pour aller lire la Parole. Je ne saurais même qui je suis; et après!
« Et voici que Yahvé passerait. Un vent fort et violent passerait en avant de Yahvé, il déchirerait les montagnes et fendrait les rochers, mais Yahvé ne serait pas dans le vent. Après le vent, un tremblement de terre, mais Yahvé ne serait pas dans le tremblement de terre. Après le tremblement de terre, un feu, mais Yahvé ne serait pas dans le feu. Après le feu, ce serait le murmure d’un souffle léger. » 1R, 19,12
Lorsque le souffle de Jésus me parviendrait, je ne me couvrirais pas le visage. Serais-je confiné dans un lit comme dans une grotte? Je regarderais vers mon Espérance. Alors une pluie de mots : la Parole de Jésus toucherait mon visage sur lequel des versets entiers se déverseraient comme des larmes sur mon cœur alourdi. Des pans entiers de ma vie me feraient tout un cinéma. S’il me restait encore un peu de peur, de regrets, alors ce serait le retour de l’infidèle enfant prodigue avec comme nuage noir, au-dessus de la tête : l’effroi de perdre Jésus. Après le feu de la purification, ce serait le murmure d’un souffle léger d’une parole de Jésus à mon oreille : je t’ai sauvé une fois pour toutes. « … et il est capable de donner le salut définitif à ceux qui par lui vont à Dieu, car il est toujours vivant pour intercéder en leur faveur. » He 7,25. 9 « … et quelle force extraordinaire il met en œuvre pour nous qui croyons. C’est la même énergie toute-puissante qui a agi dans le Christ quand il l’a ressuscité d’entre les morts… »Ep 1,19-20.
Alors, je l’affirme avec tout ce que j’ai d’amour pour le nom de Jésus, je suis certain d’être sauvé. Et toutes les fautes que je ne manquerai pas de commettre : il les connait. « Il a formé, lui seul, tous les cœurs, et de même il comprend tous leurs actes. » Ps 33,15
Voilà le Dieu de Miséricorde qui voit et qui ne permettrait pas qu’un seul de ses petits se perde.
Quand j’ai commencé à lire la Parole était-ce comme un défi, pour le côté historique, pour la richesse du vocable? Un peu de tout cela bien inconsciemment. J’avoue que je l’ai lu pour pouvoir en discuter avec des amis. « Témoins de Jéhovah », « Des baptistes », « Des pentecôtistes ».
Je ne comprends pas encore. Pourquoi ces gens peuvent-ils citer, par cœur, des pans entiers de la sainte Bible? Pourquoi, nous catholiques ne le pourrions-nous pas? Et si ce n’était juste pour une de ces raisons que j’ai énumérées… il y aura toujours la constance et l’indéfectible amour de Jésus.
Jésus était avec moi, mon soutien lors des plus mauvais instants de ma vie. Invivables instants, comme une éternité à la mort avant de naitre de mon petit-fils Antoine en 2003. Tumeur bénigne dans la colonne vertébrale, maladie de Parkinson en 2005. Et encore, j’en omets volontairement. Je peux avec joie amplifier mon propos, ce n’est pas mon amour pour la Parole qui m’a fait continuer, mais l’émouvant amour de ce Père qui m’attend toujours pour le partage du festin. Pour tout cet amour, Jésus, je tombe à genoux.
L’assiduité de mes lectures m’étonne toujours. Bien vite, j’ai recopié des versets. J’ai écrit des commentaires, écrit des prières spontanées. J’ai rempli quelques cahiers. Lire au restaurant… le malin se rend vite compte de l’effet… Père Yves Girard m’a conseillé de continuer à amener la Lumière au restaurant. Et aujourd’hui, j’écris sur ce blogue pour vous. Je me répète, je revis! J’ai peur de l’erreur, peur de ma fragilité. Mais, Dieu connait mon cœur.
La Parole est comme l’encens elle s’infiltre partout et même là où le doute peut pénétrer. Nous sommes tous l’écho de notre cœur. L’écho est d’abord pour moi. Elle me rassure. Puis l’écho traverse l’espace et le temps. Ce n’est pas l’écho de ma voix qu’on entend c’est celle de la Parole transcendée par ma voix.
Si vous le désirez vous pouvez m'écrire à mon adresse courriel: poetiste@hotmail.com