Jeudi, 28 juin 2007Comme une lettre...« Mais la lettre, c’est vous, une lettre qui est tout à l’intérieur, mais que tout le monde peut lire et comprendre. Vous êtes une lettre du Christ… l’Esprit du Dieu vivant en a été l’encre, elle n’était pas gravée sur des tablettes de pierre, mais dans des cœurs humains. » 2 Co 3,2-3Comme une lettre… juste pour vous Sur l’humilité Que dirais-je à une statue qui essaierait, à force d’orgueil, de se bomber le torse? Je lui suggérerais de bien regarder ce que déposent les oiseaux sur la tête de ses précieuses voisines. C’est ainsi que je ne voudrais pas d’une gloire personnelle pour ce que j’écris sur ce blogue. Quoi que vous fassiez, dit Saint-Paul, faites-le pour la gloire de Dieu. Je ne suis pas bibliste. En fait, je suis un amoureux de la Parole. Je pense que lire la parole est une vocation. Et tous nous y sommes conviés. Tout comme il y a vocation, pour l’infirmier, pour le professeur et pour beaucoup d’autres choix de vie quand c’est un mouvement intérieur, une réponse à un mouvement intérieur. Tout n’est pas clair pour mes motivations de base en 2003 pour lire. En fait, oui, j’ai dû ressentir une vive impulsion comme la mise en mouvement du balancier qui ne s’arrêtera plus jusqu’à la fin de ma vie. Je ne saurais plus lire. Je ne saurais tracer des mots sur le papier. Je ne saurais par perte d’esprit reconnaître tout mot. Je ne saurais plus marcher pour aller lire la Parole. Je ne saurais même qui je suis; et après! « Et voici que Yahvé passerait. Un vent fort et violent passerait en avant de Yahvé, il déchirerait les montagnes et fendrait les rochers, mais Yahvé ne serait pas dans le vent. Après le vent, un tremblement de terre, mais Yahvé ne serait pas dans le tremblement de terre. Après le tremblement de terre, un feu, mais Yahvé ne serait pas dans le feu. Après le feu, ce serait le murmure d’un souffle léger. » 1R, 19,12 Lorsque le souffle de Jésus me parviendrait, je ne me couvrirais pas le visage. Serais-je confiné dans un lit comme dans une grotte? Je regarderais vers mon Espérance. Alors une pluie de mots : la Parole de Jésus toucherait mon visage sur lequel des versets entiers se déverseraient comme des larmes sur mon cœur alourdi. Des pans entiers de ma vie me feraient tout un cinéma. S’il me restait encore un peu de peur, de regrets, alors ce serait le retour de l’infidèle enfant prodigue avec comme nuage noir, au-dessus de la tête : l’effroi de perdre Jésus. Après le feu de la purification, ce serait le murmure d’un souffle léger d’une parole de Jésus à mon oreille : je t’ai sauvé une fois pour toutes. « … et il est capable de donner le salut définitif à ceux qui par lui vont à Dieu, car il est toujours vivant pour intercéder en leur faveur. » He 7,25. 9 « … et quelle force extraordinaire il met en œuvre pour nous qui croyons. C’est la même énergie toute-puissante qui a agi dans le Christ quand il l’a ressuscité d’entre les morts… »Ep 1,19-20. Alors, je l’affirme avec tout ce que j’ai d’amour pour le nom de Jésus, je suis certain d’être sauvé. Et toutes les fautes que je ne manquerai pas de commettre : il les connait. « Il a formé, lui seul, tous les cœurs, et de même il comprend tous leurs actes. » Ps 33,15 Voilà le Dieu de Miséricorde qui voit et qui ne permettrait pas qu’un seul de ses petits se perde. Quand j’ai commencé à lire la Parole était-ce comme un défi, pour le côté historique, pour la richesse du vocable? Un peu de tout cela bien inconsciemment. J’avoue que je l’ai lu pour pouvoir en discuter avec des amis. « Témoins de Jéhovah », « Des baptistes », « Des pentecôtistes ». Je ne comprends pas encore. Pourquoi ces gens peuvent-ils citer, par cœur, des pans entiers de la sainte Bible? Pourquoi, nous catholiques ne le pourrions-nous pas? Et si ce n’était juste pour une de ces raisons que j’ai énumérées… il y aura toujours la constance et l’indéfectible amour de Jésus. Jésus était avec moi, mon soutien lors des plus mauvais instants de ma vie. Invivables instants, comme une éternité à la mort avant de naitre de mon petit-fils Antoine en 2003. Tumeur bénigne dans la colonne vertébrale, maladie de Parkinson en 2005. Et encore, j’en omets volontairement. Je peux avec joie amplifier mon propos, ce n’est pas mon amour pour la Parole qui m’a fait continuer, mais l’émouvant amour de ce Père qui m’attend toujours pour le partage du festin. Pour tout cet amour, Jésus, je tombe à genoux. L’assiduité de mes lectures m’étonne toujours. Bien vite, j’ai recopié des versets. J’ai écrit des commentaires, écrit des prières spontanées. J’ai rempli quelques cahiers. Lire au restaurant… le malin se rend vite compte de l’effet… Père Yves Girard m’a conseillé de continuer à amener la Lumière au restaurant. Et aujourd’hui, j’écris sur ce blogue pour vous. Je me répète, je revis! J’ai peur de l’erreur, peur de ma fragilité. Mais, Dieu connait mon cœur. La Parole est comme l’encens elle s’infiltre partout et même là où le doute peut pénétrer. Nous sommes tous l’écho de notre cœur. L’écho est d’abord pour moi. Elle me rassure. Puis l’écho traverse l’espace et le temps. Ce n’est pas l’écho de ma voix qu’on entend c’est celle de la Parole transcendée par ma voix.
Mercredi, 27 juin 2007Comme une lettre...« Mais la lettre, c’est vous, une lettre qui est tout à l’intérieur, mais que tout le monde peut lire et comprendre. Vous êtes une lettre du Christ… l’Esprit du Dieu vivant en a été l’encre, elle n’était pas gravée sur des tablettes de pierre, mais dans des cœurs humains. » 2 Co 3,2-3Comme une lettre… juste pour vous Sur l’humilité Renaître à soi, à ce qui est de l’Esprit en soi. Rechercher ce qui est Divin en moi. Supposer Dieu en vous beau et agissant comme le ruisseau où vous jouiez jadis, bruissant d’aise sur sa route cailloutée. Petit ruisseau fort d’une toute-puissance - ah les yeux d’un enfant. Inconnus ces pas et pourtant bienvenues. Qui a osé traverser mes terres? Celui qui a entreprit de traverser la rive gauche de mon cœur n’a vraiment pas peur de se mouiller tant elle est incertaine. Comme moi je rougis devant mon parcours accidenté. Il lui est bien égal que mes rives soient inégales. Il aime l’unique, la différence. Il a installé, à même le secret de mon Être, un cœur où chante une source près de laquelle se trouve un arbre aux branches toutes croches. Il porte du fruit ou il en produira quand votre saison sera venue. Et je me plains de ne plus rien entendre. J’ai perdu ce chant en contrepartie d’une vie effrénée. Enfant je n’aurais trouvé aucune pudeur à dire : « Papa je t’aime gros comme le ruisseau ». Au contraire, pour moi le ruisseau était un fleuve. Pour moi, Il était infaillible, tout-puissant. Et aujourd’hui dans mes prières les plus secrètes, je me demande comment demander. Je tremble à l’idée de mon insuffisance, craignant de bien mal paraître. Le lys blanc est bien moins orgueilleux. Sur sa robe immaculée, il considère comme d’une rare beauté la petite tache de pollen. Comment donc quelques petits accrocs à ma timide prière pourraient-ils suffire à me fermer les écluses divines? Et ces hésitations sont tout le portrait de mon maître : l’orgueil. Et si pour lire et gouter la Parole je devais saisir tous les mots. Et si je me servais de la Parole tirée des Actes pour me refuser orgueilleusement cette communion au Verbe ! « Comprends-tu ce que tu lis? Ac 8,30. Si je veux comprendre la Parole, je ne chercherai pas à tout interpréter ». Quand maman cuisinait du « sucre à la crème », elle venait juste de nous en parler que déjà nos papilles s’activaient. Inexplicablement c’était fête dans notre cœur. Rêvez donc, si vous pouvez, à votre dessert préféré. Serait-ce utile de tout comprendre : quel fut le temps de cuisson? La liste des ingrédients a-t-elle été respectée? La Parole est un délice : « Dans ma bouche, c’est la douceur du miel, mais après l’avoir mangé il me brûle l’intérieur. » Ap 10,10. Brûlé de l’intérieur! Et après? « Après le feu, ce fut le murmure d’un souffle léger. » 1R 19,12 Lire la Parole est le plus des cadeaux que le Seigneur m’a faits. Encore ce matin juste la pensée d’écrire sur ce blogue m’a fait peur. Et j’ai bu encore à sa Parole. Je ne suis qu’un enfant, alors c’est de lait qu’il me nourrit. Je pourrais un jour perdre ce privilège ( santé) mais en attendant je suis à l’école de Jésus. Je dois apprendre l’humilité. « Prenez sur vous mon joug et apprenez de moi que je suis doux et humble de cœur » Mt 11,29 Mardi, 26 juin 2007Comme une lettre...« Mais la lettre, c’est vous, une lettre qui est tout à l’intérieur, mais que tout le monde peut lire et comprendre. Vous êtes une lettre du Christ… l’Esprit du Dieu vivant en a été l’encre, elle n’était pas gravée sur des tablettes de pierre, mais dans des cœurs humains. » 2 Co 3,2-3Comme une lettre… juste pour vous Sentir la vie poindre hors de moi, me lever, être surpris. Me préparer sans bagages. Comment? Peur de mourir. M’apercevoir que l’enfant en moi est prêt à quitter mes profondeurs, à naître. Et réaliser soudain, avec horreur, que la force va manquer pour me rendre à terme[1]. Ah! S’il n’y avait que ma force. Me lever en traînant ma faiblesse avec moi. Que de chemins pour quitter cette terre d’exil! En ce pays étranger, les passants me demandent de leur chanter des chants de joie et d’écrire des pages d’espérance. Mais comment donc le pourrais-je si je ne vois pas la lumière de mon pays?[2] Au profondeur de la terre, la source, aura beau s’éprendre de questionnement, se retenir, elle sera néanmoins expulsée. Deviendra-t-elle une rivière aux accents caverneux ou une autre jouant au grand air et, heureuse de la vie qui grouille en elle? Une envolée juste la veille d’une éclosion de chenille. Quelle joie pour moi de découvrir, dans mon vivarium, une chrysalide déchirant son enveloppe fripée de futur papillon! Voir de mes yeux l’inutilité et la bêtise de se battre contre mes déchirures. La déchirure ultime, quelques millimètres en quelques secondes. Ébahissement, yeux dans les yeux avec mon papillon. Lui, après une huitaine de jours enfermée, lui, se rebelle contre ce carcan. Il croit voir un long tunnel. Lumière! Combien de temps prendrai-je pour me débarrasser de cette enveloppe corporelle?[3] Quelle force lumineuse m’autorisera à renaître? Sentir en mon cœur la déchirure. Comment me soumettre à ce feu inouï? Comment répondre ? Répondre ou ignorer ? Comment harnacher cette rivière grouillante de vie? Devancer cet appel? Souffrir de ne plus se souffrir soi-même. Être excédé de mon manque de force pour naître à l’ultime vie. Ce n’est finalement qu’après moult expériences que le cœur harmonique jouera son chant du cygne. Avoir assez d’amour pour ce corps et de même pour cette belle âme qui y couve. M’offrir assez de compassion pour chercher à comprendre non pas le pourquoi de ma souffrance mais le but recherché. Croire que la déchirure est une résultante de la maturité chez le papillon. Croire que les contractions transportent une onde de vie pour l’enfant à naître. Malgré la déchirure de la mort croire qu’elle est le début de la vie. À l’opposé, accepter la vie signifiera vivre une multitude de petites morts déguisées. [1] L’enfant est pour sortir du sein maternel, mais la force manque pour accoucher. Is 37,3 [2] Comment chanterions-nous un cantique du Seigneur sur une terre étrangère ? Ps 137,4 [3] Dieu nous réserve une habitation dans le ciel, une maison qui n’est pas faite de main d’homme et qui est pour toujours. 2 Co 5,1 Lundi, 25 juin 2007Comme une lettre...Mais la lettre, c’est vous, une lettre qui est tout à l’intérieur, mais que tout le monde peut lire et comprendre. Vous êtes une lettre du Christ… l’Esprit du Dieu vivant en a été l’encre, elle n’était pas gravée sur des tablettes de pierre, mais dans des cœurs humains. 2 Co 3,2-3 Comme une lettre… juste pour vous En 2003, lorsque je suis allé à Citala, au El Salvador, avec d’autres membres de la famille, j’ai pu constater que beaucoup de gens de Citala et des alentours sont des gens pauvres de matériels. J’ai pu entrer dans leurs maisons,un genre d'abri. J’aurais pu croire que c’était un lieu temporaire. Nous arrivions dans ces demeures et nous étions accueillis comme des Fils de Roi. Là prend tout son sens, pour moi, la Parole De Dieu et je la cite : « … je suis allé de tente en tente, d’un abri à l’autre… »1Ch 17,5 Nous pénétrions dans l’abri où logeait Jésus. La pénombre révélait peu à peu les yeux lumineux de nos hôtes. Bien que vivant de façon très pauvre ces gens habitaient à l’avant-scène du royaume de Dieu. Je donnerais cher pour être invité, comme eux, dans la loge de Jésus. Mais me manque le courage de vendre tout. « Une seule chose te manque. Va, vends ce que tu as et donne-le aux pauvres, tu auras ainsi un trésor dans le ciel ; puis reviens et suis-moi. ». Mc 10,21 Un jour, comme tous les autres jours, après qu’il fut ordonné prêtre, Réjean confessait de longues heures assis sur l’inconfortable. Un « un porteur de Jésus ». À cette occasion l’âme ouvrait sa porte. Jésus écoutait, prenait son temps. Un jour, j’ai pris cette photo discrète de Réjean qui confessait sur un banc dehors. Jésus par ton prêtre, tu viens à moi dans ma nature, dans l’état où je suis. Tu entres dans la pénombre de ma petite âme et tu me trouves pauvre et gêné de ce péché. Tu ouvres les fenêtres de mon âme, Jésus. Et tu me montres le Père …avant que le coq ne chante pour la seconde fois, toi, tu m’auras renié trois fois. Mc 14,30 Continuer à lire "Comme une lettre..." Samedi, 23 juin 2007Comme une lettre...Mais la lettre, c’est vous, une lettre qui est tout à l’intérieur, mais que tout le monde peut lire et comprendre. Vous êtes une lettre du Christ… l’Esprit du Dieu vivant en a été l’encre, elle n’était pas gravée sur des tablettes de pierre, mais dans des cœurs humains. 2 Co 3,2-3 Juste pour vous Quand je repense à mes parents, j’ai le plus souvent de bons souvenirs. Nous étions une famille de neuf enfants. Je ne me rappelle pas avoir vu mes parents lire la bible. Pourtant… Étais-ce que tous les deux se laissaient guider sur la voie de la tradition : la prière en famille, le mois de Marie, la croix de chemin, le dimanche respecté. Toujours est-il que de papa et maman ils ressortaient un esprit biblique. Ce matin en faisant ma lecture journalière de la Bible j’ai lu un texte de Saint-Paul qui citait Exode 16,18. (la manne au désert) « pour celui qui avait ramassé beaucoup, rien ne débordait, et pour celui qui avait ramassé moins, la mesure était pleine. ». Je m’explique. Je me souviens qu’il ne manquait jamais de nourriture sur la table familiale. Si quelqu’un arrivait, à l’heure du repas, sans qu’on l’attende, maman n’hésitait pas une seconde à le faire asseoir à notre table. Je me rappelle qu’elle répétait en riant : « quand il n’y en aura plus, il y en aura encore ». Je crois qu’en disant cela maman parlait de la Providence. Et je crois que le Ciel s’ouvrait spécialement pour notre famille. Je veux, en vous contant ces petites anecdotes, non pas louanger ma famille, mais vous parler de ces petites faveurs que le Ciel nous gratifie. Lire la Parole fait juste révéler les cadeaux. Ah! le Père n’attend pas que cette lecture pour se manifester. Pourtant la journée où je lisais l’histoire de la multiplication des pains, le Seigneur a multiplié, pour moi, le repas que j’avais commandé ce matin-là : des rôties. Je finissais de lire ce passage de la Parole quand le serveur arrive à ma table avec un croissant garni d’œuf, de bacon, et de jambon. Il m’expliqua qu’une commande était sortie en double. Il m’offrait de remplacer mes rôties. On pourrait bien y voir autre chose que la Providence, mais je m’y refuse. C’est un don de l’esprit que de reconnaître les signes. Une voie de tradition Une voie de tradition est tracée en nous depuis notre conception. Des souvenirs de tous genres me remontent parfois à l’esprit. La Parole, lue ou entendue fréquemment, est pour moi comme une pluie bienfaisante. Mes racines ont besoin de cette eau vive. Il en va de ma vie. C’est un remède contre le désespoir. Et grâce à l’accueil reçu pour parler de mon expérience personnelle sur ce site, je me sens revivre. Oui! Revivre. C’est un appel que j’ai reçu du Seigneur et j’espère, avec son aide, pouvoir bien y répondre. Il y aura en octobre 2008 un synode sur la lecture de la Parole. D’ici octobre 2007, les évêques doivent remplir et poster un questionnaire sur ce sujet. Je crois qu’il est important de croire qu’il est possible de lire la Bible au complet en une année. Il faut toutefois être très indulgent avec soi-même. En psychologie, on apprend qu’il faut 21 jours pour ancrer en soi une nouvelle habitude. Alors, vous pouvez m’écrire et je vous enverrai les coordonnées internet. On dit qu’une image vaut mille mots. Un seul mot de la Parole, le Verbe fait chair, peut faire fleur en nous quand une nécessité vitale se présente. Un jour, Réjean, se retrouve dans une situation particulière où il n’avait pas la possibilité de lire ni son bréviaire, ni quoi que ce soit. Il ressentait une urgence en lui et il n’y pouvait rien… il avait de la peine. Une chose absolument extraordinaire lui est arrivée. L’Esprit de Jésus l’a entendu. Et les mots ont jailli de son cœur. Il se rappelait soudain ces prières qu’il récitait depuis longtemps. Saint-Paul nous révèle que : « Nous sommes faibles, mais l’Esprit vient à notre secours. Comment et pour quoi devons-nous prier ? Nous ne le savons pas, mais l’Esprit le demande pour nous sans paroles, comme dans un gémissement. Et Celui qui scrute les cœurs comprend les aspirations de l’Esprit, car l’Esprit veut obtenir pour les saints ce qui est de Dieu. » Rm 8,26-27. Et cela Réjean et Jean-Paul l’ont souvent obtenu. Nous ne savons pas prier? Jésus insiste, il conseille de prier sans cesse. Il sait ce Jésus tout amour que ma barque, celle de ma vie, sera soudainement en péril. Imaginons-nous la nuit tombée, nous sommes au milieu de la mer de l’épreuve et Jésus : « put voir qu’ils se fatiguaient à ramer, car le vent leur était contraire, et peu avant le lever du jour il vint vers eux : il marchait sur les eaux et semblait vouloir les dépasser. » Mc 6,47 Jésus voit ma détresse, mais je suis foncièrement libre de continuer mon stérile effort. Il me voit avancer ou reculer jusqu’à l’épuisement. Et Jésus, tel un Soleil levant, s’approche et Il va même me devancer. Les apôtres ont priés ? L’effroi les faisait plus crier que prier. Leurs besoins, leurs prières étaient contenus dans leur cri de peur. Jésus a les moyens de ses promesses. Tous nous en avons la preuve à tous les jours. Mercredi, 20 juin 2007Comme une lettre...« Mais la lettre, c’est vous, une lettre qui est tout à l’intérieur, mais que tout le monde peut lire et comprendre. Vous êtes une lettre du Christ… l’Esprit du Dieu vivant en a été l’encre, elle n’était pas gravée sur des tablettes de pierre, mais dans des cœurs humains. » 2 Co 3,2-3Comme une lettre…Juste pour vous,Ce matin, j’écoutais le chanteur québécois Daniel Bélanger. Il interprétait la chanson « Drôle de personne » tirée de son dernier disque : « L’échec du matériel ». Les paroles que je cite faisaient écho à ce que je vous écrivais l’autre jour. « Elle n’a de Dieu que pour l’irrésistible, n’a de Dieu que pour le blasphémer. » Depuis que je lis ma bible ( je ne flatte pas mon égo… c’est parce qu’Il a vu ma misère et je réponds à sa faveur) je constate que le Seigneur remet en ordre les morceaux du casse-tête de ma vie. Je ne me fais pas fort parce que j’ai le bonheur de lire la Parole. Je me souviens de cette phrase de Paul : « Nous portons ce trésor dans des vases de terre, pour que cette force extraordinaire ne semble pas venir de nous et reste l’affaire de Dieu. » Je sais fort bien qu’une épreuve, un choc sur un vase de cette nature et c’est le bris. Une voie de tradition. J’ai eu le bonheur de vivre le lancement de mon troisième livre en juin 2005. Savez-vous pourquoi j’aime tant écrire? Il y a plusieurs raisons! Mais je veux vous parler de la plus significative. La personne qui a eu le plus d’impact sur ma vie d’écrivain. Maman ! Maman a passé beaucoup de temps à m’apprendre à lire et à écrire. J’avais six ans et je ne pouvais entrer à l’école, car ma date d’anniversaire était en novembre et nous devions avoir six ans en septembre. Maman nous racontait beaucoup d’histoire qu’elle inventait. Pourquoi nous conte-t-il cela, vous dites-vous peut-être? J’y arrive! La voie de la tradition. Chez nous, tout-petit, nous apprenions à prier Marie. Le soir, nous nous mettions à genoux pour écouter monseigneur Léger réciter le chapelet juste avant d’écouter l’histoire de l’avaricieux « Séraphin Poudrier ». Vous savez que Réjean parle beaucoup de Marie-Auxiliatrice. C’est facile à comprendre. Maman était un peu comme Marie. Nous nous adressions souvent à elle pour obtenir quelque chose. Papa était un homme généreux. Il refusait parfois des petites choses qu’il aurait pu facilement accorder. Pourquoi donc? J’imagine qu’il nous montrait ainsi que maman avait une grande importance dans sa vie. Et quand maman nous entendait lui demander d’intervenir auprès de papa… Elle lui disait avec amour comment nous serions contents. Et je crois sincèrement que papa trouvait très beau cet amour que maman mettait à nous obtenir des faveurs grandes ou tout ordinaires. Pour moi, c’est un souvenir plus doux que le sucre à la crème de maman. Imaginons-nous, que Marie Auxiliatrice agit de la même façon pour nous. N’est-ce pas elle qui a vu les besoins des hôtes aux noces de Cana? Je cite des phrases tirées de Jean 2,1-11. Elles ne m’ont touché que cette année.
Aujourd’hui encore, avant d’écrire « Comme une lettre… » je me suis senti apeuré comme devaient l’être les disciples de Jésus au Gethsémani. Je me sentais comme Saint-Paul « un avorton ». Mais l’avorton a reçu beaucoup de sa mère avant se rendre au dortoir de Dieu. Et je me suis rappelé Jonas et la baleine… de Jérémie et de mes jérémiades. Je citerai donc Jérémie 20,9: « Je me suis dit : “Je ne penserai plus à lui, je ne parlerai plus en son nom! Mais c’était en moi comme un feu qui brûlait et dévorait mes os : j’essayais de le contenir, mais je ne pouvais pas” ». Parler de Jésus, c’est avouer qu’on est avec Lui, mais comme Pierre je pourrais bien, par peur, le trahir. Priez pour moi. Je me réconforte en Saint-Paul qui a écrit ces beaux versets : « Que le Dieu de Jésus Christ, notre Seigneur… illumine le regard de votre cœur! Vous saurez alors quelle espérance s’offre à vous à la suite de son appel… et quelle force extraordinaire il met en œuvre pour nous qui croyons. C’est la même énergie toute-puissante qui a agi dans le Christ quand il l’a ressuscité d’entre les morts… » Ep 1,17-20 C’est toute une force pour continuer… Mardi, 19 juin 2007Comme une lettre... |
« Voici venir des jours, parole de Yahvé, où j’enverrai dans le pays la faim, non pas faim de pain ou soif d’eau, mais la soif d’entendre la parole de Yahvé. Alors, on courra d’une mer à l’autre, on ira du nord jusqu’au levant pour chercher la parole de Yahvé, mais on ne la trouvera pas. » Amos 8,11-12 |