Mais la lettre, c’est vous, une lettre qui est tout à l’intérieur, mais que tout le monde peut lire et comprendre. Vous êtes une lettre du Christ… l’Esprit du Dieu vivant en a été l’encre, elle n’était pas gravée sur des tablettes de pierre, mais dans des cœurs humains. 2 Co 3,2-3
Juste pour vous
Quand je repense à mes parents, j’ai le plus souvent de bons souvenirs. Nous étions une famille de neuf enfants. Je ne me rappelle pas avoir vu mes parents lire la bible. Pourtant… Étais-ce que tous les deux se laissaient guider sur la voie de la tradition : la prière en famille, le mois de Marie, la croix de chemin, le dimanche respecté. Toujours est-il que de papa et maman ils ressortaient un esprit biblique.
Ce matin en faisant ma lecture journalière de la Bible j’ai lu un texte de Saint-Paul qui citait Exode 16,18. (la manne au désert) « pour celui qui avait ramassé beaucoup, rien ne débordait, et pour celui qui avait ramassé moins, la mesure était pleine. ». Je m’explique. Je me souviens qu’il ne manquait jamais de nourriture sur la table familiale. Si quelqu’un arrivait, à l’heure du repas, sans qu’on l’attende, maman n’hésitait pas une seconde à le faire asseoir à notre table. Je me rappelle qu’elle répétait en riant : « quand il n’y en aura plus, il y en aura encore ». Je crois qu’en disant cela maman parlait de la Providence. Et je crois que le Ciel s’ouvrait spécialement pour notre famille.
Je veux, en vous contant ces petites anecdotes, non pas louanger ma famille, mais vous parler de ces petites faveurs que le Ciel nous gratifie. Lire la Parole fait juste révéler les cadeaux. Ah! le Père n’attend pas que cette lecture pour se manifester. Pourtant la journée où je lisais l’histoire de la multiplication des pains, le Seigneur a multiplié, pour moi, le repas que j’avais commandé ce matin-là : des rôties. Je finissais de lire ce passage de la Parole quand le serveur arrive à ma table avec un croissant garni d’œuf, de bacon, et de jambon. Il m’expliqua qu’une commande était sortie en double. Il m’offrait de remplacer mes rôties. On pourrait bien y voir autre chose que la Providence, mais je m’y refuse. C’est un don de l’esprit que de reconnaître les signes.
Une voie de tradition
Une voie de tradition est tracée en nous depuis notre conception. Des souvenirs de tous genres me remontent parfois à l’esprit. La Parole, lue ou entendue fréquemment, est pour moi comme une pluie bienfaisante. Mes racines ont besoin de cette eau vive. Il en va de ma vie. C’est un remède contre le désespoir. Et grâce à l’accueil reçu pour parler de mon expérience personnelle sur ce site, je me sens revivre. Oui! Revivre. C’est un appel que j’ai reçu du Seigneur et j’espère, avec son aide, pouvoir bien y répondre.
Il y aura en octobre 2008 un synode sur la lecture de la Parole. D’ici octobre 2007, les évêques doivent remplir et poster un questionnaire sur ce sujet. Je crois qu’il est important de croire qu’il est possible de lire la Bible au complet en une année. Il faut toutefois être très indulgent avec soi-même. En psychologie, on apprend qu’il faut 21 jours pour ancrer en soi une nouvelle habitude. Alors, vous pouvez m’écrire et je vous enverrai les coordonnées internet.
On dit qu’une image vaut mille mots. Un seul mot de la Parole, le Verbe fait chair, peut faire fleur en nous quand une nécessité vitale se présente. Un jour, Réjean, se retrouve dans une situation particulière où il n’avait pas la possibilité de lire ni son bréviaire, ni quoi que ce soit. Il ressentait une urgence en lui et il n’y pouvait rien… il avait de la peine. Une chose absolument extraordinaire lui est arrivée. L’Esprit de Jésus l’a entendu. Et les mots ont jailli de son cœur. Il se rappelait soudain ces prières qu’il récitait depuis longtemps.
Saint-Paul nous révèle que : « Nous sommes faibles, mais l’Esprit vient à notre secours. Comment et pour quoi devons-nous prier ? Nous ne le savons pas, mais l’Esprit le demande pour nous sans paroles, comme dans un gémissement. Et Celui qui scrute les cœurs comprend les aspirations de l’Esprit, car l’Esprit veut obtenir pour les saints ce qui est de Dieu. » Rm 8,26-27. Et cela Réjean et Jean-Paul l’ont souvent obtenu.
Nous ne savons pas prier? Jésus insiste, il conseille de prier sans cesse. Il sait ce Jésus tout amour que ma barque, celle de ma vie, sera soudainement en péril. Imaginons-nous la nuit tombée, nous sommes au milieu de la mer de l’épreuve et Jésus : « put voir qu’ils se fatiguaient à ramer, car le vent leur était contraire, et peu avant le lever du jour il vint vers eux : il marchait sur les eaux et semblait vouloir les dépasser. » Mc 6,47
Jésus voit ma détresse, mais je suis foncièrement libre de continuer mon stérile effort. Il me voit avancer ou reculer jusqu’à l’épuisement. Et Jésus, tel un Soleil levant, s’approche et Il va même me devancer. Les apôtres ont priés ? L’effroi les faisait plus crier que prier. Leurs besoins, leurs prières étaient contenus dans leur cri de peur. Jésus a les moyens de ses promesses. Tous nous en avons la preuve à tous les jours.