Vendredi, 7 novembre 2008Le don infini de l'Eucharistie« Mais |
Idéal de perfection
Il m'est difficile d'écrire sur la perfection. Toutefois, je choisis de prendre des routes
difficiles pour me mettre à l’épreuve. Jésus
n'a pas pris une route facile. Tous,
comme lui, nous devons choisir une voie.Â
Un chemin se conformant à notre vraie nature: enfants du royaume de
surcroit porteur d'une espérance. Espérance unique,
espérance des espérances d'être reçus dans la Patrie du Père. Je m'écris donc à moi-même pour répondre Ã
cet appel du Maître venue à moi par mille détours. En plus de cela, je tente de m'accorder au
texte qui me renseigne sur l'attitude de Jésus: « car
tu ne cherches pas à te faire bien voir.Â
»[4]
Et pour obtenir de l'aide, je la réclame à Jésus: « Seigneur,
fais quelque chose pour moi! »[5]
Et je demande le meilleur.Â
La meilleure part, pour moi, c'est de ressentir l'amour de
Jésus et d'être fort étonné de saisir un sens à la Parole, sans pouvoir
l'expliquer et rester prisonnier de Jésus qui parle. « Appelle-moi et je te répondrai, je te ferai connaître des
choses grandes et cachées que tu ne savais pas. »[6]
Voici un de ces cadeaux gratuits de l'Esprit accueilli dans la surprise,
l'admiration et une vive reconnaissance.  Et voilà un autre coin de Ciel : « Comble-nous de tes faveurs dès le matin, que le
rire et la joie soient toujours avec nous.Â
Fais que dure la joie comme ont duré nos misères.»[7] Obtenir que notre bonheur dure au moins
autant que nos peines, n'est-ce pas là une forme de purgatoire à l'envers du
bon sens?Â
Les faveurs du matin, Seigneur, c'est de pouvoir communier
pleinement à ta Parole. Avoir toujours l'œil
sur le reflet du « Fort », malgré la maladie, la concentration
difficile, le sacrifice de mes deux mains d'écriture. Le « oui », difficile et quotidien,
pour te remettre cette main un peu gauche au clavier tant qu'elle veille encore. Peur de ne plus pouvoir lire quotidiennement
ta Parole. Je dois me rappeler constamment
les mots du pape Jean-Paul II: « N'ayez pas peur ». Je dois me souvenir que lire n'est pas tout, je
veux croire que la Parole est l'eau vive qui fait éclater la pierre, la façonne
sur le plan originel et personnel de créature à l'image du Créateur. Je veux regarder l'image auditive de la
Parole intériorisée. Entendre, un
souffle, un son, sa voix.
Être comblé de joie et offrir involontairement un visage
terne et triste. Et toujours me trouver
beau en Lui. Beau comme ce sont reconnus
Zachée, Marie-Madeleine, la Samaritaine et Marie la Vierge en se voyant future
maman.Â
∞∞∞∞∞∞∞
Élie est le personnage qui me parle le plus dans l’Ancien
Testament. Il brûlait de ferveur pour
Dieu et peinait en voyant la tiédeur de son peuple. Voici q'un jour il s'est découragé. Humainement, il n'en pouvait plus, la faim,
la soif, les persécutions; il s'est enfoncé, au plus profond de son
découragement, au désert. Il réclama la
mort. « C’en
est assez, dit-il. Reprends ma vie, Dieu… »[8] Il se coucha et s'endormit… loin de
ses doutes, loin de ses remises en question.Â
Et l'ange, celui qui le gardait, lui offrit le repas. Il trouva la force de continuer, se remettre
en route, encore une fois. À l'abri au
creux d'une grotte, il s'endormit. Notre
Seigneur a vécu une tristesse semblable avant d'être trahi. Pire encore qu'Élie, mais purifié par son
« oui » à la volonté du Père.Â
Â
Élie dormait encore quand il entendit Dieu s'enquérir de sa plainte. « « Sors et tiens-toi dans la montagne devant Dieu. » Et voici que Dieu passe. Un vent fort et violent passe en avant de Dieu, il déchire les montagnes et fend les
rochers, mais Dieu n’est pas dans le vent.Â
Après le vent, un tremblement de terre, mais Dieu n’est pas dans le
tremblement de terre.  Après le tremblement de
terre, un feu, mais Dieu n’est pas dans le feu.Â
Après le feu, ce fut le murmure d’un souffle léger. »[9]
Il est toujours étonnant d'entendre Dieu nous demander de
sortir de notre torpeur, de nous délier du fond de notre caverne pour le
découvrir dans Sa Parole.  Pour saint
Ambroise, la lecture de la Parole est essentiellement un lieu de paradis,
nouveau paradis, nouvelle terre, nouvelle Alliance. Le « oui » de Jésus.  Un « oui » du Divin qui se veut
humain. Un rappel de nos deux possibilités, fils d'homme et enfant de Dieu.
Faire l'expérience de marcher dans les traces de Dieu. Tous les jours, fidèlement s'approcher avec
nos faiblesses et entendre la Voix qui toujours questionne : « que
fais-tu ici? ». Avoir envie de lui
adresser nos récriminations et soudain, par amour se rendre disponible. Se présenter devant Marie qui nous cherche
pour la gloire de son fils et s'offrir. Être
de service!  « Voici que Dieu crée du neuf dans ce pays: c’est la femme
qui recherche l’homme! »[10] Et selon moi cette femme c'est la
Vierge qui, comme une mère, fait tout pour réunir les enfants. Cette mère c'est aussi l'Église.
Â
Pour ouvrir la Bible, il faut faire un effort quotidien!
1.   Â
Sortir du quotidien, dès le lever du jour, pour entrer
dans la Parole qui « passe en avant », la faire passer avant tout. L'important c'est d'y mettre tout son cœur et
s'il y a une urgence autre : prier l'Esprit de veiller sur notre prière. « Car
l’Esprit Saint vous donnera à cette heure même ce que vous aurez à dire… »[11] Et le vent passa…
2.   Â
En goûtant avec grâce au plan de Dieu sur nous, il nous
faut ouvrir notre appétit, faire éclater toutes les serrures de nos refuges
incertains. « Dieu
n’est pas dans le tremblement de terre… » Des doutes sur la foi, sur l'utilité de notre action, sur
notre passé. Croire en la Présence du
Christ dans les Saintes Espèces et entrer dans une valse-hésitation sur la
Présence Trinitaire dans le Pain de la Parole.Â
Et parfois, il nous faut remercier pour une rencontre qui survient après
notre lecture. Présence étonnante de
Dieu dans notre prochain que nous n'aimions plus comme nous-mêmes. Il nous faut voir là un clin d'œil de
l'Esprit sur l'à -propos des mots bibliques sur nos vies. Concordances avec nos vies. Par exemple les guerres dans la Bible et nos
guerres tout aussi cruelles dans notre vécu, etc.
3.   Â
« Quand souffle le
vent froid du Nord, la glace se forme sur l’eau… »[12] Le
Prince de ce monde ne manque pas de s'en prendre à nous. Pas drôle!Â
Le contraire serait plutôt inquiétant.Â
L'évangéliste Luc nous montre que Satan connaissait et pouvait citer des
versets bibliques quand il tentait Jésus au désert. L’autre vent
consume les montagnes et brûle le désert; semblable au feu, il dévore toute la
verdure. Mais une nuée accourt et guérit
tous ces maux : passée la canicule, la rosée ramène la joie. »[13] Jésus
se retirait pour prier. Il nous faut le
faire pour avoir une vision claire sur notre vie telle qu'elle est. Une image de cet être pécheur que nous sommes. Un regard vif sur notre vie, comme celui
d'une aigle sur ses petits. Pas pour
culpabiliser, ni non plus avec la peur d'avoir manqué le plus important. Non! Joindre
le Christ, marcher vers son pardon avec allégresse. Déguster le festin du texte sacré et ne plus
pouvoir s'en passer, ne plus pouvoir garder son bonheur qui ferait éclater même
des outres neuves.
4.   Â
« Murmure d’un souffle
léger » : la Sainte Écriture.Â
La trine Divinité frappe à ma porte.Â
Vais-je ouvrir?  Dégager la porte de son cœur et les recevoir. Vivre
une résurrection dans notre présent.  Ouvrir,
c'est partir sur les chemins du monde, sur les pas du Christ : le Seigneur
des rencontres. Sentir son cœur tout
chaud tandis qu'il nous enseigne. Se
répéter ses paroles par cœur pour ne pas oublier. Refaire sa route, changer son itinéraire,
mais toujours pour aller de par le monde pour parler de l'Amour. Non pas tant parler que laisser émerger son
vécu transformé par « LA » visite.Â
La lampe de la Parole est désormais lumière intérieure.Â
5.   Â
Écouter et croire.Â
Demander l'impossible pour que la grandeur de Dieu soit magnifiée :
« Vous qui devez rafraîchir la mémoire de Dieu,
ne cessez pas, ne le laissez pas en paix. »[14]
Permettez-moi de reprendre la phrase titre qui a une saveur
divine pour nous. « Mais la lettre, c’est vous,
une lettre qui est tout à l’intérieur, mais que tout le monde peut lire et
comprendre. Vous êtes une lettre
du Christ… l’Esprit du Dieu vivant en a été l’encre, elle n’était pas
gravée sur des tablettes de pierre, mais dans des cœurs humains. »[15] Il s'agit là d'un condensé
de perfection. Il est de notre devoir,
plus encore, il en va d'un acte d'amour, de rendre attrayante cette lettre en
demandant à Jésus de nous éblouir. « Et il
les emmena à l’écart sur une haute montagne.Â
Là , devant eux, il fut transfiguré.Â
Son visage commença à rayonner comme le soleil pendant que ses vêtements
devenaient blancs de lumière. »[16] Bien que le rayonnement éclate d'abord
dans notre propre vie, nous faisant grand bien, il doit, pour devenir
expérience dans le Christ, être lumière sur l'extérieur. Voilà le début de l'évangélisation associer Ã
la douleur de la persécution et, malgré cela : un « oui »
toujours joyeux.
Il est de mon devoir de méditer chaque jour le contenu de
cette lettre. Les mots me sont-ils inconnus? Quel est mon degré de reconnaissance du
caractère de la lettre? Est-ce
illisible, rayé et retranscrit à la hâte avec une encre invisible quand les
mots me sont trop difficiles à digérer? Tout
ce qui concerne l'extérieur n'est qu'apparence, car cette lettre se veut cachée
dans nos profondeurs. En de pareilles profondeurs,
l'Esprit peut agir et il agit.Â
Et pourtant! Pourtant,
je dois avouer que lire ma bible chaque jour n'est pas un acte pour lequel je
peux m'enorgueillir. Rien n'est facile
ni non plus acquis. L'image me vient d'un
petit enfant qui se traîne, réduits au babillage de mots qui se veulent copiés
sur ce que je lis et entends au sujet de mon Seigneur. Je ne suis que cet enfant et j'attends avec crainte
et respect qu'il rompe pour moi le pain de ta Parole et je serai dans ma pauvre
compréhension comme : « les petits
chiens mangeant les miettes qui tombent de la table des maîtres. »[17]
Craindre : quel mot déplaisant pour parler de notre
relation à Dieu. Le bibliste traducteur André Chouraqui maintenant décédé a traduit le
mot « craindre » par un mot plus parlant :
« frémir ». Frémir n’a pas
pour synonyme la crainte.Â
Selon le correcteur
« Antidote », craindre c’est : « Avoir
une émotion désagréable due au fait qu’on croit ne pas pouvoir échapper à une
situation considérée probable; éprouver de l’inquiétude ».Â
Frémir de Dieu c'est être confiant
comme le colibri face à la puissance du frémissement de ses ailes. Puissance contre frémissement. Comment, Celui qui vint près d’Élie
comme un frémissement, pourrait-il mettre dans mon cœur la crainte ou la peur
face à mon salut? La peur n’est pas
l’Amour. Jésus nous invite à craindre,
le Malin, non pas son Père!  « Je veux vous indiquer celui qu’il vous
faut craindre : craignez celui qui, après avoir tué, a encore le pouvoir
de jeter dans la géhenne. Oui, je vous
le dis, craignez-le! »[18]
Et comme il parait évident que la peur engendre les actes inconsidérés quand on
lit ce passage de Néhémie qui se confie.Â
« C’était pour que j’aie peur et que je commette un péché en
faisant ce qu’il me disait. »[19]
Frémir de désir, frémir devant la beauté d’une Parole vraie,
frémir de gratitude devant un bienfaiteur.Â
Frémir en comprenant au fond de mon cœur que mes cheveux sont comptés,
que sa Loi c’est l’amour et qu’elle se loge au creux de mon être. Cette alliance est gravée sur mon cœur comme
mon nom est inscrit sur la paume de Sa main.Â
Et pourtant, Â parfois,
je m'aveugle, je peine, les larmes coulent et embrouillent mon regard intérieur. « Jésus, fais que je vois! », criait l'aveugle. La puissance de l'Esprit-Saint serait-elle
variable ou selon mon mérite? L'Esprit
du Seigneur est don, réponse à notre foi.Â
Si mes mains pouvaient labourer ma terre desséchée, j'y trouverais un
trésor, une carte vers le Royaume. Juste
un mot y serait inscrit : « oui », en écho au « oui » douloureux
de Jésus à l’agonie! Le oui glorieux de
sa Résurrection! Le « oui »
des martyrs de la foi, le « oui » constant et réfléchi des religieux
qui ne sont pas dans l'esprit du monde. Mais
surtout les petits « oui » de tout un chacun, surtout ceux qui
remontent difficilement en nous, pour être repris, discutés et ces « fiat »
nous délivrant enfin.
Il y a un « oui » infiniment plus douloureux,
c'est celui de Marie en apprenant ce qu'elle allait souffrir : « Regarde, cet enfant… et toi-même, une épée te
transpercera l’âme. C’est ainsi que sera
mis à nu le secret de tous les cœurs.»[20] Le cœur de Marie devait être plein d'étonnements
en entendant ces paroles. Marie, une mère,
comme toutes les mères. Elle suivait les
progrès de Jésus, s'exclamait de joie devant Joseph épuisé de travail. Elle remarquait et notait en son cœur la
beauté de son fils, sa générosité débordante : toujours prêt à aider son
père.Â
Marie est un modèle de perfection, combien de fois
n'a-t-elle pas murmuré le nom de Jésus! L'Écriture,
selon moi, parle de Marie qui de fontaine scellée: « Tu es un jardin clos, un jardin clos, une fontaine scellée! »[21]
passe à : «Fontaine de mon jardin, puits d’eau
vive! », quand son cœur de mère est transpercé alors que Jésus
appelle son Père.Â
    Et
moi, si je ne sais plus prier mon cœur me dit : écoute la voix de
Marie appelant Jésus.Â
    Si
la Parole tombe dans une terre asséchée et que ma faiblesse s'accorde à la
pauvreté de ma récolte, je me rappellerai Marie et son appel à Jésus.
    Si
je désespère et que ma douleur est causée par les ronces de mon péché je
rechercherai la miséricorde du cœur de Jésus.
    Si
la grâce de Jésus tombe sur un chemin trop près d'une route en parallèle Ã
l'Église catholique, je me jetterai dans les bras de ma Mère qui me
rappellera sa confiance de gagner Jésus à mon besoin :  « Faites tout
ce qu’il vous dira. »[22]
    Si
toujours amoureux de la Parole, je la lis comme un roman, je l’entends
distraitement comme du bla-bla : je relirai ces mots : « sa mère, pour sa part, gardait tout cela dans son
cœur. »[23]
    si
je me suis rassasié de mon savoir orgueilleux et que, repue, je refuse de
goûter Jésus dans la vraie nourriture de sa Parole : alors, il ne me reste
qu'à répéter avec la Vierge : « Car il a regardé son humble servante »[24]
    Si
je me suis tapi dans le noir guetté par des occasions de mal, d'un mal ignoré faute
de pasteur au cœur de feu. Alors je
prierai pour les pasteurs et pour l'Église.
    Si
attiré par un ailleurs apparemment plus verdoyant tout comme la centième brebis,
alors je serai recherché, comme étant l'enfant du Bon Pasteur. Certes ma suffisance sera à la mesure de mon
ignorance. Il y aura toujours Marie, Ã
nous offerte, comme notre mère, par Jésus sur la croix.Â
∞∞∞∞∞∞∞
Si vous le
désirez, vous pouvez m'écrire à mon adresse courriel: poetiste@hotmail.com
.
Ceux qui veulent
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Les extraits
sont de la Bible des peuples. Ce texte
n'engage que moi. © Fernand Lachance.Â
Comme une lettre… juste pour vous
          Â
La conscience
« Cependant, nous avons reconnu que l’on ne reçoit pas la droiture du coeur par la pratique de la Loi, mais par la foi en Jésus le Christ. »[1] Jésus n'est pas venu abolir la Loi, mais il s'est appliqué à l'accomplir par la parole, par l'exemple et par l'amour jusqu'à son dernier souffle. Il a remis à sa juste place l'enseignement basé sur le Décalogue : « il a détruit dans son propre corps la Loi avec ses commandements mis en formules, il a fait la paix… »[2]  À son exemple, nous qui vivons toutes sortes d'épreuves, nous pouvons faire la paix avec les tiraillements de notre corps mortel. Cette paix que nous nous offrons met du baume sur notre esprit. Sur un lit de misère, la Loi ancienne n'a plus sa place pour celui qui s'offre entièrement et qui a disposé de ses péchés et de ses scrupules accablants. Accablements injustifiés puisque « Lui était toujours tendresse et compassion,
il pardonnait la faute plutôt que de les perdre.»[3]
Jésus nous a raconté la parabole du jeune homme riche à qui il recommande de suivre les commandements, puis d'aimer. Et si tu veux encore plus me plaire, vends tout et suis-moi. Vendre tout, c'est diminuer la course aux besoins que l'esprit du monde dépose à la porte de notre coeur. Innocemment, nous goûtons à ce fruit qui assoiffe.  Jésus ajoute : « Ensuite, reviens et suis-moi. »[4] « Ensuite » ensuite, si je ne me suis pas rendu craintif de partager le repas du pauvre, si je n'ai pas été dégoûté de coucher dans le lit du miséreux, si je n'ai pas refusé de serrer la main de l'indigent, si je n'ai pas eu honte de n'être qu'un pauvre témoin j'aurai un regard surpris et une oreille encore plus étonnée de percevoir que le lit, le repas et la main appartenaient à Jésus lui-même. « Maître, nous avons tout laissé pour te suivre : y aura-t-il quelque chose pour nous? »[5] J'entends sa réponse et la joie me retourne intérieurement comme à la vue de l'arc-en-ciel, de la première neige ou devant un coucher de soleil.
Les commandements mis en formule, comme l'écrit l'apôtre Paul, ne nous justifient pas. Certes, nous avons bonne conscience en les suivant. Seule la foi opérant par la charité nous rend conscients de la profondeur de l'Amour Divin. Pourtant, la foi seule ne nous ouvre pas toujours à notre réalité de fils de Roi. Nous devons sans cesse prier pour obtenir cette lumière nécessaire pour que germe le grain de la Bonne Nouvelle. Nous vivrons, avec cette nourriture ce que l'apôtre Paul a lui-même vécut : « Qu’il illumine le regard de votre coeur! Vous saurez alors quelle espérance s’offre à vous à la suite de son appel, et quel riche héritage, quelle gloire il a réservée à ses saints, et quelle force extraordinaire il met en oeuvre pour nous qui croyons. C’est la même énergie toute-puissante qui a agi dans le Christ quand il l’a ressuscité d’entre les morts… [6]» Un vécu tout intérieur illuminé. Un savoir, une espérance, un héritage à nous offert avec une force divine qui établit notre conscience. Â
 Selon moi, l'Église s'appuie sur cette parole de Paul pour reconnaitre la primauté de notre conscience. « Au milieu de ces nations, il n’y aura pour toi ni paix ni repos. Yahvé te donnera là -bas un coeur craintif, des yeux sans vie et un esprit inquiet. Ta vie ne tiendra qu’à un fil, tu seras angoissé de nuit et de jour, tu ne croiras plus à l’avenir. Le matin tu diras : « Vivement la nuit! » Et le soir tu diras : « Vivement le matin! » Car l’angoisse obsédera ton coeur à cause de ce que verront tes yeux.[7] » Alors, il en va de notre vitalité spirituelle de forger, d'affiner notre conscience afin de ne pas nous inquiéter comme ceux dont parle l'Écriture.Â
Veritatis Splendor nous dit ceci : « L'agir est moralement bon quand les choix libres sont conformes au vrai bien de l'homme. »  Je dois me fixer sur la primauté de ma conscience, pas n'importe laquelle, surtout pas sur celle semblable à la tranquillité de l'eau dormante. Elle dirige droit au gouffre. Jacques Bénigne Bossuet écrivait ceci : « Avec une conscience aussi tranquille pourrons-nous ajouter : « J’espère en sa miséricorde? »
Et comment pourrions-nous espérer en ce Dieu Miséricordieux sans la foi, cette force vive « la même énergie toute-puissante qui a agi dans le Christ quand il l’a ressuscité d’entre les morts… »? Et si notre conscience venait à nous trahir. Si nous en venions à ne plus l'accorder avec celle qui a communié à la même table de la sainte Parole, celle-là même, qui accomplit le sacrifice et le don de Jésus, alors que nous resterait-il donc? Il nous resterait cette parole : « Vous saurez alors quelle espérance s’offre à vous à la suite de son appel. » Une telle espérance est permise à l'humain dont la conscience est sûre : « Nous pouvons donc nous présenter avec assurance là où siège la Grâce : miséricorde nous sera faite et grâce nous sera donnée, et le secours viendra au moment voulu. »[8]
Vends tout et tu verras que : « Me voilà devant la porte et je frappe; celui qui entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui et je mangerai avec lui, et lui avec moi. »[9] Jésus apportes-tu le repas ou dois-je le préparer? Laisse-moi vendre tout et t’offrir ce que je peux comme repas. Oui, je vendrai tout ce qui me reste pour toi et je pourrai ainsi t'offrir le maigre repas de ma fragilité.
Je vendrai tout… je me délesterai de mon inutile dureté de coeur envers moi-même me livrant tout entier à l'Esprit de Jésus qui s'est engravé en mon esprit.
Je céderai au plus offrant mes regrets, mes inquiétudes, mes scrupules, mes soucis, mes mesquineries et encore plus mes lâchetés, mes paroles dures et mes remords conjugués à tous les temps. Mais qui donc en voudrait?
Tu vois Jésus, je ferai de tout cela un maigre repas si tu ne daignes les accueillir. Je veux croire en toi qui est abondance.
La pire peur, un grand péché serait de croire que Jésus, à l'instar des humains, puisse nous déconsidérer, nous rejeter, nous damner. Certes, tout lui est soumis. Il a reçu, du Père Éternel, le pouvoir de juger et de départager ceux qui l’ont suivi de ceux qui se sont perdus en accueillant le Mal tapi dans un recoin de leur conscience mal avisée.
Le Mal ne peut m'attendre si je suis mon Sauveur et si au jugement je peux prononcer un oui bien audible. C'est de son sang que le Véritable Agneau Pascal nous a marqués.  « Le sang sur vos maisons sera le signe que vous êtes là . Lorsque je verrai le sang, je passerai plus loin, de sorte que je frapperai l’Égypte sans que vous soyez touchés. »[10]
Je ne crains rien ni de lui ouvrir ma porte malgré qu'il me reste du ménage à faire. Cette peur atroce d'être perdu témoigne de notre piètre amour pour notre Sauveur.  Être consacré de coeur à Marie enlève la peur de sombrer. Elle nous dit et nous redira, comme au serviteur lors des noces de Cana : faites tout ce qu'il vous dira. Nous pouvons demander à Marie de nous partager la joie sereine de sa conscience sans tache. Nous pouvons demander à Marie d'être notre soutien et de se manifester au coeur du regard du prêtre qui reçoit notre confession. Elle y a sa place, car au centre de la réconciliation se situe la folie de la croix. Et Jésus répète inlassablement cette phrase à la Mère: «« Femme, voici ton fils. » Ensuite il dit au disciple : « Voici ta mère. » Et à partir de ce moment, le disciple la reçut chez lui. »[11]
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Les extraits sont de la Bible des peuples. Ce texte n'engage que moi. © Fernand Lachance.Â
Comme une lettre… juste pour vous
« Malheur à moi si je n’annonçais pas l’Évangile. »[1] Oui, ce serait un grand malheur pour moi de taire cette Bonne Nouvelle. Le feu de mon cœur serait privé d'oxygène. Et si je ne pouvais plus rendre compte de ce que mon cœur ressent… alors se présenteraient d'autres moyens, mais jamais je ne me priverais de communier à la Présence du corps et du sang de Jésus bien présent dans cette Parole. N'est-ce pas Origène, un des pères de l'Église, qui affirmait : « Ego Corpus Iesu Evangelium puto » (je considère l'Évangile comme le Corps de Jésus) ?
 Nous ne devons pas craindre de témoigner : l'interprète est là en nous tous. « Nous avons tous reçu l’Esprit de vérité.[2] » Et le pape Jean-Paul II, dans son encyclique « Veritatis Splendor écrit ceci : « l'ensemble de fidèles ayant l'onction ne peut se tromper dans la foi; ce don particulier qu'ils possèdent, ils le manifestent par le moyen du sens surnaturel de foi qui est celui du peuple tout entier, lorsque, " des évêques jusqu'aux derniers des fidèles laïcs ", ils apportent aux vérités concernant la foi et les mœurs un consentement universel.»
Voilà qui me rassure pour exprimer ma foi, en faire un simple petit témoignage. Je prends au sérieux ce rôle de partager humblement ce que me dit mon cÅ“ur au sujet de la Parole. Il m'est possible de me tromper, car, hélas je ne suis pas toujours totalement fidèle à cette onction reçue.Â
Être fidèle, pour moi, c'est lire la Bible. Les amoureux de la Parole continueront à être affamés et assoiffés devant ce divin repas. Toujours!? Oui, à cause de notre nature imparfaite.  Il nous manque la vision de Jésus qui nous invite à creuser le plus souvent possible dans la Tradition, dans l'héritage des textes reconnus par l'Église.Â
C'est ainsi qu'Il parlait aux foules sans se lasser : « par beaucoup de paraboles semblables, il leur annonçait la Parole, s’adaptant à la capacité de leur intelligence. »[3] Mais à eux : « il expliquait tout à ses disciples en particulier. »[4] Le texte de la Bible est encore en parabole, mais le Christ, le Ressuscité a tenu parole en nous envoyant son Esprit. Pourtant, nous sommes troublés dans notre compréhension.  Nous avons besoin de cette explication donnée à ses disciples.  Â
Alors, les disciples de l’Église, sont là pleins de toute la Sagesse de la Trinité. L’Église est là disponible. Pourtant, elle ne fait pas tout à notre place. Nous avons une part à faire. Communions à l'Eucharistie et abreuvons-nous aux mots de la Parole. Et un beau matin rien ne nous paraîtra plus enviable qu'un aliment si Divin, écrit avec des mots d'homme. Et comme le Psalmiste, nous proclamerons : « Je réveille ma foi aux paroles de Dieu, je reprends foi en la parole du Seigneur. »[5]
J'ai désormais un besoin vital de lire la Parole. Suivre Jésus oblige à être fidèle à l'entièreté de l'enseignement du Magistère. Ce n'est pas nécessairement être en accord, mais c'est m'accorder au Crédo de l'Église déjà en contact avec le feu de l'Esprit. Qui sait quand la moisson sera prête? L'Esprit ne manque pas de moyens, pour répondre à notre prière et aux besoins de changements que notre temps commande, croyons-nous. Le père Yves Girard me disait : « Si tu as envie de critiquer l'Église, tu peux le faire… à la condition d'être prêt à mourir pour cette Église. » L' église ne se moulera jamais aux recettes du « monde ». Elle doit simplement être fidèle au Maître le Christ Jésus.Â
Je dois obéir aux lois de l'Église et à celle de Dieu. Bien sûr! mais si j'observe les lois sans voir Jésus j'oppose mes mérites de pratiquants au sacrifice ultime de Jésus sur la Croix. Je me fais croire que je me sauve moi-même par mes pratiques. C'est là , selon moi, le plus grand péché : imaginer que ce j'observe ou ce que je me refuse à faire peut me sauver. J'en viens à me faire un choix entre ce que j'observe et ce que je rejette et grâce à cela je me justifie.
L'apôtre affirmait : « Tout cela n’était que des ombres, et la réalité c’est la personne du Christ.  Donc, ne vous laissez pas intimider par ceux qui viennent avec une religion de courbettes et le culte des anges. Ces gens-là ne croient qu’à leurs propres visions, et ils sont fiers bien à tort de leurs théories tout humaines. Si, avec le Christ, vous êtes morts à tous les règlements du monde, comment peut-on vous faire la leçon comme si vous y viviez encore :  ne prends pas… n’y goûte pas… n’y touche pas… ! Il s’agit toujours de choses qu’on utilise, des choses périssables, et l'on reconnaît bien là les obligations et les doctrines humaines.  Tout cela paraît sage, très religieux et très humble, avec un grand mépris pour le corps. Mais c’est inefficace quand la chair se rebelle. » [6]Â
Une chance que c'est saint Paul qui affirme cela. J'en suis tout surpris. Moi frileux de l'observance. La femme adultère y aurait goûté… heureusement, Jésus était là . Qu'a-t-il fait ? Il s'est placé à la hauteur de la personne coupable, il a écrit sa sentence sur de la poussière. Une façon de lui exprimer qu'il ne la condamnait pas. Il avait fait de cette même terre un baume de guérison. Il sauve la pécheresse et elle voit ce Jésus qui l'aime.Â
Cependant, par amour et avec un infini respect de tout notre être agissons en conformité avec notre cœur.  Enfin libre! et pourtant occupé à nettoyer le terreau de notre esprit.  « Faites donc mourir ce qui en vous est encore de la terre : liberté sexuelle, impureté, passions, mauvais désirs, et l’amour de l’argent qui est une forme d’idolâtrie.  Car tout cela attire la colère de Dieu. »[7]
Voir Jésus, voir l'essentiel, faire de notre mieux. Faire de notre mieux en demandant au Christ de nous montrer son chemin. La Bible en est l'itinéraire et le but qui nous envoient en mission : chercher sa face. Chercher sa face et lui montrer notre visage d'argile qui s'embellit au contact de son Créateur.  Un visage qui se transforme et des yeux qui brillent comme : « les yeux du Seigneur, mille fois plus lumineux que le soleil, qui observent toutes nos conduites et voient jusque dans les lieux les plus secrets! »[8]
Tout de même, nous observons bien notre malaise devant notre conscience ou est-ce l'inverse? Le malaise inquiète notre conscience. Et notre conscience met un éclairage sur ce malaise. Et si nous lui sommes dociles, celle-ci saura toujours remonter à la hauteur de notre esprit là où l'Esprit intercédera pour nous. « Alors, finit la crainte : vous n’avez pas reçu un esprit d’esclaves mais un esprit de fils; c’est lui qui nous pousse à appeler : « Papa! Père! » L'Esprit assiste notre esprit et lui redit que nous sommes enfants de Dieu. »[9]
 « Et c’est la raison pour laquelle je veux réveiller et raviver le don de Dieu que tu as reçu quand je t’ai imposé les mains. L’esprit que Dieu nous a donné n’est pas timidité, mais force, amour et maîtrise de soi. [10]»
Ô Esprit-Saint hâte-toi de venir semer ma terre, donne-moi de comprendre la mission que tu m'as donnée. Faire fructifier tes dons en me plaçant dans le sillage de ta Parole. Ramène-moi toujours à l'essentiel : être ton enfant et tendre les bras vers toi.Â
Terre promise que ta Parole, je creuse et j'y trouve un trésor. « Le Royaume des Cieux est comme un trésor caché dans un champ. Celui qui l’a trouvé referme aussitôt la cachette; c’est pour lui une telle joie qu’il s’en va vendre tout ce qu’il a et il achète ce champ. »[11] Ta main, Jésus, y a creusé de larges sillons pour déposer la graine vivante de ton témoignage. Le champ, un héritage gaspillé. Tout vendre, de tout sacrifier. Juste croire! Croire en la Parole puissante et toucher le Père. Revenir des champs et être attendu les bras ouverts par le Père. « Les soldats réquisitionnèrent un homme qui passait par là en revenant des champs : c’était Simon de Cyrène prêt à porter la croix. »[12] Prêt à porter cette croix et offrir à Jésus notre pauvre miséricorde.
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Si vous le désirez, vous pouvez m'écrire à mon adresse courriel : poetiste@hotmail.com .
Ceux qui veulent se procurer le plan annuel pour vous enrichir et lire en son entier la Bible.
Communiquez avec moi. Il me fera plaisir de vous faire parvenir l'adresse internet où vous le procurer.
Les extraits sont de la Bible des peuples. Ce texte n'engage que moi. © Fernand Lachance.Â
Comme une lettre… juste pour vous
Il y a quelques semaines, j'ai osé demander l'intercession du pape Jean-Paul II. Il a souffert et supporté la même maladie que moi : le Parkinson. Je lui ai demandé de parler à notre bon Père Créateur pour que je conserve l'usage de mes deux mains et de mon cerveau. Ma main droite ne m'est plus utile pour écrire.  Alors comme la chanson le raconte si bien : « Je t’écris de la main gauche »… Le pire c'est que la gauche me permet à peine de griffonner. Et parfois, en écrivant à l'ordinateur, ma main gauche s'agite et triple les letttttttres. Vous comprenez?Â
Alors si je crie comme les dix lépreux et que : « Jésus Maître a pitié de moi [1] », sa gloire et la sainteté de Jean-Paul II sera encore plus éclatante. Alors je le demande en union avec vous tous qui me lisez et principalement en Église avec ce prêtre de foi et de feu, Réjean.Â
Ce jour-là , je lisais ma bible, comme tous les jours. Et ma lecture du jour m'a rejoint au-delà du temps, en union avec  : l'Esprit-Saint et le roi David. Et j'ai lu avec surprise : «Tout mon esprit s’affaire pour une noble tâche, je vais dire mes poèmes au roi. Habile écrivain, j’aurai pour plume ma langue. [2]»  Ce n'est pas un miracle mais un petit signe comme la Parole Divine ne manque pas de multiplier...Â
Saint Jérôme écrivait: « Ignoratio enim Scripturarum, ignoratio Christi est ». Celui qui ne connaît pas les Écritures ne connaît pas le Christ. Pardon mon Dieu de ma méconnaissance de toi mon Berger.
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Les extraits sont de la Bible des peuples. Ce texte n'engage que moi. © Fernand Lachance.Â
Comme une lettre… juste pour vous
Entrer dans la gloire de Dieu. Est-ce possible Seigneur?  Je ne suis qu'un petit enfant devant l'impénétrabilité de ta Parole. Â
Chaque jour, depuis plus ou moins 1620 jours, je me fais le cadeau de lire la Parole.  Certains s'étonnent, se questionnent face à mes efforts pour la lire chaque jour.  Quant à moi je crois que cette lecture m'a sauvé du désespoir et sauvé définitivement par ma foi en Jésus. Définitivement : oui! Nous sommes tous sauvés. Non pas à cause de notre mérite, mais à cause de la bonté de cette belle Trinité qui nous inspire et place en nous, ses fils et ses filles, une belle espérance à la mesure de sa grâce. L'apôtre Paul, celui-là même qui persécutait les Chrétiens, avant de reconnaître le Christ, nous a donné ce message : « Qu’il illumine le regard de votre cœur ! Vous saurez alors quelle espérance s’offre à vous à la suite de son appel, et quel riche héritage, quelle gloire il a réservée à ses saints, et quelle force extraordinaire il met en œuvre pour nous qui croyons. »[1] Sa force extraordinaire ne sera pas perdue si nous croyons en Lui.
      « C’est la même énergie toute-puissante qui a agi dans le Christ quand il l’a ressuscité d’entre les morts et l’a fait siéger à sa droite dans le monde d’en-haut.»[2] Comment pourrais-je douter de ce Père qui a mis en nous une telle espérance d'être admis à sa gloire ?
Que voilà une belle espérance! Cet état d’espérance n’est pas une tentative niaise de dire que tout est bon, dire que Dieu miséricordieux nous offrira son royaume gratuitement. Ce serait dire que Jésus est mort pour rien, qu'il a perdu la moindre goutte de son sang. Jésus aurait-il souffert par erreur?
Il faut une manifestation de l'Esprit pour dire notre foi en Jésus et « il faut un esprit saint pour dire : « Jésus est le Seigneur. »[3]
Lire la Bible intégralement
une nécessité matinale.Â
Ce n'est ni facile
 ni difficile.Â
Cela est.Â
Petite histoire d'un matin au café. J'entre dans une petite boulangerie. L'odeur du café mêlée à celle du bon pain frais et des chaudes pâtisseries m'a attiré. L'ambiance intérieure est invitante. Il fait chaud été comme hiver. La bonne odeur a de quoi réveiller les sens. Les employés sont affairés sans jamais être impatients. Des jeunes gens en majorité.Â
J'ai faim! J'ai le choix entre des pâtisseries sucrées, du pain blanc ou je peux choisir le pain pétri avec des farines entières. Le café accommode une quinzaine de personnes assises. Beaucoup de touristes ainsi que gens de quartier circulent incessamment. Il reste une place de libre près de la fenêtre.Â
Habituellement, en savourant mon café, je me concentre sur ma lecture du journal. Toutefois, il y a des matins où les conversations s'animent en diverses langues. Je suis parfois curieux. J'aimerais questionner les gens sur leurs origines, sur leurs langues, inconnues pour moi.Â
Rares sont les clients qui ont tout le temps libre qu'ils veulent. Moi, grâce à Dieu, je l'ai! Invariablement, sauf en de rares exceptions, j'ouvre ma Bible le matin. Je sors un marqueur, un crayon et un cahier pour noter ce qui me parle, moi, dans la lecture du jour.Â
un moment de pentecôte
Lire la Bible au resto! Je me suis souvent demandé si je ne manquais pas de respect pour la Parole. Il m'arrive souvent d'être distrait dans ma lecture. Le Père Girard a qui j'en parlais m'a répondu simplement ceci : « continue à ouvrir ta bible, elle répandra sa Lumière ».
J'étais donc en train de lire ma Bible quand une jeune serveuse, d'à peine la vingtaine, se faufile entre les tables et discrètement me demande : « que lisez-vous donc? ». Je percevais bien sa belle curiosité. Il y avait plus que cela. Sa discrétion dénotait un grand savoir-vivre. Je lui ai répondu que je lisais ma bible tous les matins. Pourquoi? questionna-t-elle. Simplement parce que cela me fait du bien et que cela me parle.  En quoi? La Bible me raconte l'histoire d'un peuple à la recherche de sa terre promise. Moi aussi je recherche cette terre promise; un lieu d'intérieur.  Toute la Bible est inspirée de l’Esprit de Dieu. Autre exemple : il se tue par vengeance, des centaines, des milliers de personnes dans les textes de la sainte Bible. Oh! Scandale. Oh! Que non, combien de fois j'ai fait mourir en moi des projets, combien de centaines, de milliers d’inspirations venant de mon ange gardien, ai-je tués pour toutes sortes de raisons.
Je regarde la jeune femme dans les yeux et lui pose cette question : « pourquoi me demandes-tu ce que je lis? » elle me répondit : « je ne sais pas pourquoi… il y a quelque chose! »
Il y avait là un petit air de Pentecôte! Tous ces gens de diverses langues comprenaient-ils ce qui se passait en ce moment précis? Le miracle c'est de voir que la Lumière se sert de nous tous qui croyons en ce Jésus qui a bien voulu donner sa Vie pour nous sauver.Â
Je crois sincèrement que la Lumière, ce matin là , était Parole. Elle s’infiltrait en chacun des gens qui étaient dans ce café. Des gens de plusieurs origines, religions. Des gens peut-être purs, impurs. Des désespérés, des fugitifs, des gens dilapidant leur héritage… Il y avait là , peut-être des gens assoiffés non pas de café, d'eau; ni affamés de pâtisseries mais plutôt ces gens avait faim et soifs de Jésus. Comment, Jésus était-il présent pour répéter la multiplication des pains ? Oui Jésus revient toujours combler notre manque et nous faire entrer dans ta gloire!
La Parole : vrai pain de Dieu.Â
« Voici l’alliance que je ferai avec la maison d’Israël après ces jours-là — parole de Yahvé. Je mettrai ma loi au-dedans d’eux et je l’écrirai sur leur cœur ; je serai leur Dieu, et eux seront mon peuple.
On n’aura plus à instruire son prochain, on ne dira plus à son frère : « Connais Yahvé ! » Tous me connaîtront, du plus petit jusqu’au plus grand — parole de Yahvé, car j’aurai pardonné leurs fautes et je ne me souviendrai plus de leurs péchés. »[4]
Fernand
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Comme une lettre… juste pour vous
Le regard du Christ
La conscience est-elle au-dessus de toute loi ? Tenter de répondre à la question n’est pas aisé pour moi qui ne suis pas théologien.  Bien que catholique depuis toujours je n’ai pas acquis une formation adéquate sur la Tradition, et sur ce que dit le Magistère. Alors je pourrais, devrais-je le faire, passer à un autre sujet apparemment plus aisé.Â
J’avais composé un premier texte que j’ai envoyé à mon ami Jean-Guy qui est diacre depuis plusieurs années. Quelle formation et quelles réponses structurées, prudentes. J'ai imprimé ses commentaires et je l’ai relu. Puis m'est venu clairement un souvenir de ce que Jean-Guy a comme pratique : il invoque l'Esprit-Saint avant de d'écrire quoi que ce soit. J'ai communiqué avec Jean-Guy. Nous avons eu un échange et Jean-Guy a accepté de prier la Trinité pour moi.  Et il a prié Marie également.  Il a eu l'humilité de me demander de prier pour lui aussi.Â
Le regard du Christ et ma conscience.
     La primauté absolue de Dieu et le regard miséricordieux du Christ sur nos consciences nous interdit de juger tout être humain.
o  Il est donc clair que chacun de nous rendra compte à Dieu pour lui-même.
o Â